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Main-d’œuvre: les femmes à la rescousse dans la construction

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Salaire de plus de 30 $ l’heure après trois ans, quatre semaines de vacances, avantages sociaux... : les femmes qui ont perdu leur gagne-pain en raison de la pandémie devraient se réorienter en construction, estime une experte.

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« Les femmes qui se retrouvent le bec à l’eau devraient aller voir ce qui se passe du côté de la construction ! » lance avec enthousiasme au Journal Pamela Morel, représentante de la condition féminine à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

En mars dernier, Le Journal racontait l’histoire d’un trio d’ingénieures québécoises qui gère le projet de construction de 1,5 milliard $ du nouvel échangeur Turcot de l’américaine Kiewit du consortium KPH-Turcot. Du même souffle, Le Journal soulignait que même si le nombre de femmes en construction a explosé de plus 39 % ces dix dernières années, de 20 900 à 29 000, l’industrie est toujours dominée à 90 %... par les hommes.

  • Écoutez l'entrevue de Pierre Nantel avec Pamela Morel, conseillère en relations du travail et représentante de la condition féminine à l’APCHQ, sur QUB radio: 

Nouvelle carrière

Or, pour Mme Morel, la crise sanitaire, qui a plongé dans l’incertitude bien de femmes qui ont perdu leur emploi dans les secteurs de la restauration et du voyage, pourrait servir de bougie d’allumage. 

« Plusieurs femmes ne pourront retrouver leur emploi prépandémie, car certaines fermetures seront définitives. Elles devront trouver un nouvel emploi ou envisager un changement de carrière. L’industrie de la construction est un secteur qui est présentement en recherche active de main-d’œuvre. Y aviez-vous pensé ? » se demande-t-elle dans sa lettre.

D’après elle, des mesures existent au sein de la loi R-20 (Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction) pour faciliter l’entrée des femmes. Par exemple, une femme peut obtenir plus vite sa carte de compétence. Une femme apprentie permet également à son employeur de doubler son ratio apprenti-compagnon, plaide-t-elle.


 ► Cliquez ce lien, pour lire la lettre complète de Pamela Morel.