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Société distincte

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Encore une fois, nous avons la preuve que le Québec est réellement une société distincte. En effet, il n’y a que dans la Belle Province que la priorité absolue, en pleine pandémie, c’est d’ouvrir les vannes pour les rencontres dans le temps des Fêtes.

Avez-vous remarqué qu’il n’y a qu’au Québec que cette question est sur toutes les lèvres ?

Sauver la face

Si le premier ministre annonce en grande pompe qu’on va sauver Noël cette année, ce n’est pas parce que la courbe des cas de COVID-19 est aplatie et que les vaccins s’en viennent. 

Si le premier ministre vous donne le droit de fêter en famille, c’est uniquement parce qu’il sait pertinemment qu’il ne peut pas vous en empêcher.

Pendant ce temps, la COVID-19 se propage à vitesse grand V au Saguenay et chez les Sœurs de la Charité, la bulle atlantique éclate parce que l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador commencent à voir les cas augmenter, l’Ontario resserre les règles et l’OMS recommande un Noël modeste.

Mais au Québec, on se donne un mois pour planifier nos quatre jours de party semi-distancié à 10 personnes, gros max.

Troisième vague

Quand on regarde le gouvernement fédéral qui sonne l’alarme devant les projections anticipant jusqu’à 60 000 nouveaux cas par jour dans le pire scénario, on se demande si on vit vraiment dans le même pays.

Justin Trudeau n’ira jamais jusqu’à contredire François Legault en matière de santé, car c’est une compétence provinciale. Mais croyez-vous qu’il ne va pas regarder de très près les courbes d’infections de la COVID-19 après Noël ?

François Legault réclame à grands cris une hausse du financement fédéral en matière de santé, mais refuse d’entendre parler de normes nationales. Avec son pari du temps des Fêtes, il pourrait très bien donner l’élan à une troisième vague et donner à Justin Trudeau les munitions dont il a besoin pour imposer son idée.