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Des enseignants de science et de mathématique réclament à leur tour des modifications aux examens de fin d’année

Des enseignants de science et de mathématique réclament à leur tour des modifications aux examens de fin d’année
Photo d'archives, AFP

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Les initiatives se multiplient afin de convaincre Québec de modifier les examens de fin d’année pour les élèves de quatrième et cinquième secondaire. Après des enseignants d’histoire, c’est au tour de profs de science et de mathématique de lancer un cri du cœur au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, à ce sujet. 

Pour ces enseignants, il serait «aberrant» d’exiger que les élèves se soumettent aux épreuves ministérielles de fin d’année en juin 2021 dans les mêmes conditions que les années précédentes, considérant la situation exceptionnelle à laquelle est confronté le réseau scolaire présentement. 

Maintenir le statu quo serait tout à fait «inapproprié et incohérent», peut-on lire dans une lettre qu’on fait parvenir plus d’une quarantaine d’enseignants de science au ministre Roberge, mercredi.

En septembre, les profs ont eu à faire face à «des jeunes démotivés, avec plusieurs notions à rattraper», un défi «parfois insurmontable pour certains adolescents», écrivent-ils.  

Dans bien des cas, l’enseignement de nouveaux contenus a été amorcé à la fin du mois octobre, alors que plusieurs élèves en zone rouge étaient déjà passés à l’enseignement hybride, une journée en classe et l’autre à la maison. 

«Leur imposer la fameuse épreuve unique en faisant fi de leur réalité ne va en rien les aider et risque plutôt d’exacerber le stress vécu et accumulé dans les derniers mois», ajoutent les auteurs de cette lettre. 

Afin de recueillir des données sur la réussite des élèves dans un contexte de pandémie, ces derniers proposent plutôt d’avoir recours à des épreuves d’appoint sur une base volontaire ou encore de demander aux enseignants de produire des rapports sur la réussite de leurs élèves. 

Examen de mathématiques 

Les profs de sciences sont loin d’être les seuls à être préoccupés par les examens de fin d’année. En début de semaine, une centaine d’enseignants d’histoire ont aussi interpellé le ministre Roberge à ce sujet. 

Les préoccupations sont aussi grandes dans les rangs des enseignants de mathématiques. L’un d’entre eux, Jocelyn Dagenais, a publié une lettre ouverte à ce sujet, cosignée par Mélanie Tremblay, professeure en didactique des mathématiques à l’Université du Québec à Rimouski. 

Mme Tremblay souligne qu’il y a «énormément d’élèves en échec» présentement. 

«On n’a pas besoin d’épreuves ministérielles pour savoir que les élèves sont moins bons cette année. Il faut que le temps en classe soit consacré aux apprentissages et il faut s’assurer de ne pas mettre une pression supplémentaire sur des élèves, des enseignants et des professionnels qui ne savent plus sur quel pied danser pour aider nos élèves», a affirmé au Journal Mme Tremblay, qui réclame elle aussi l’annulation des examens de fin d’année.