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ITSS: les organismes inquiets à Rimouski

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Depuis le début de la pandémie, l'accès à de nombreux services est plus limité pour le dépistage des infections transmisses sexuellement et par le sang (ITSS). La situation inquiète les organismes d'aide de la région qui observent aussi une diminution de la demande de leurs services.

Au Bas-Saint-Laurent, les cliniques de dépistage des ITSS auraient remarqué une diminution significative du nombre d’appels pour prendre rendez-vous en vue de passer un test.

Cette baisse se fait aussi sentir auprès des organismes d’aide, dont MAINS BSL. En plus d’agir à titre de soutien pour la communauté LGBT+, l’organisme communautaire offre également des services de prévention des ITSS à la population. Ce dernier craint que la restriction des services offerts ainsi que la réduction de ses ateliers en présentiel aient des impacts importants au sein de la communauté.

«C'est sûr que les ateliers sont surtout par zoom et j'en fais beaucoup moins en personne donc les gens ont moins accès à l'information, a expliqué Lisa Audet, intervenante à MAINS BSL. On essaie d'être présents sur les médias sociaux, mais ça demande beaucoup de renouveler notre pratique. Ce n'est pas toujours facile, ça demande un temps d'adaptation. Dans le communautaire, on a l'avantage d'offrir plus d'accessibilité des services, mais il faut qu'on puisse rencontrer les gens.»

Les préservatifs, moins populaires

Selon ses statistiques, l’intervenante constate une diminution du nombre d’échantillons de préservatifs et de lubrifiants distribués depuis août dernier. L’impact de la pandémie en milieu scolaire pourrait avoir un lien avec la difficulté d'accéder à cette clientèle.

«Depuis août, on a quand même distribué près de 6000 unités ce qui est quand même beaucoup, mais c'est moins que les années précédentes, observe Mme Audet. Si on pense par exemple au Cégep, les étudiants qui sont plus en télétravail, j'imagine que ça a un impact sur la distribution tout comme la fermeture des écoles et organismes au printemps dernier.»

L’organisme tient à rappeler que même si la crise sanitaire mobilise davantage les membres du personnel infirmier pour le dépistage de la COVID-19, plusieurs services d’aide communautaire demeurent facilement accessibles.

Des webinaires seront organisés prochainement pour trouver des pistes de solution afin de maximiser leur accessibilité dans le but d’apporter du soutien et de l’information à la population.

«En ville, beaucoup d'infirmières des cliniques de dépistage sont assignées au dépistage COVID, a ajouté l’intervenante. Je sais qu'à Montréal et Québec, ça se fait ressentir aussi beaucoup parce qu'il y a moins de gens présents pour faire des dépistages aussi. Les gens peuvent venir chercher des condoms chez MAINS BSL, on a ça comme service.»