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Les restaurateurs attendent toujours l'aide de Québec

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Le Psy Bar, un commerce du Quartier Latin de Montréal qui se spécialise en fromages d’ici, avait le vent dans les voiles avant l’ordonnance de fermeture des bars et restaurants au Québec.

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Après le premier confinement, le bistro a implanté toutes les mesures nécessaires à sa réouverture. L’achalandage commençait à battre son plein en septembre dernier, lorsque la nouvelle vague a frappé.

«Le 1er octobre, on nous a fait fermer avec toutes les incidences que ça comporte. Nous avons eu une deuxième perte d’inventaire sur laquelle j’ai fait une croix», a raconté mercredi à LCN le copropriétaire du Psy Bar, Jean-Yves Mas.

Presque deux mois plus tard, M. Mas est dans le même bateau que ses confrères du milieu de la restauration : il attend l’aide financière promise par le gouvernement.

«Les aides gouvernementales, je suis désolé, mais, il faut le dire, on n’a strictement rien!», a-t-il déploré.

M. Mas n’est pas le premier restaurateur à dénoncer le manque de soutien auprès des entrepreneurs du milieu. La semaine dernière, l’illustre chef Jérôme Ferrer, d’Europea, déplorait également le manque de soutien financier pendant la crise.

«Zé-ro! J’ai espoir avec la SUCL (Subvention d'urgence du Canada pour le loyer), qui a été lancée cette semaine, mais pour le reste, je dois payer (tous mes comptes). Dans mes mathématiques à moi, il faut gagner de l’argent pour pouvoir en donner.

«Aujourd’hui j’en donne, mais je n’en gagne pas. Il y a quelque chose qui ne va pas», avait-il ajouté.

Si certains explorent la faillite comme possibilité pour s’en sortir, M. Mas refuse catégoriquement d’explorer cette voie et tout perdre ce qu’il a construit avec sa conjointe et ses associés au cours des dernières années.

«C’est hors de question, a-t-il insisté. On s’est donné cœur et âme et on a travaillé sans relâche depuis quatre ans. C’est ça la vie d’entrepreneur et M. Legault le sait.

«On a mal, mais il est hors de question de faire faillite», a poursuivi le restaurateur.

Le gouvernement a prolongé au 11 janvier la fermeture des bars et salles à manger, mais peu sont ceux qui croient que l’industrie renaîtra à cette date.

M. Mas a donc décidé de se renouveler dans son offre de service. Il lancera une épicerie fine pour offrir des fromages de sélection et des charcuteries aux Montréalais.

«Aujourd’hui, je dois aller chercher des clients et il faut que je montre à mes clients que je suis encore ouvert», a-t-il avancé.

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