/finance/business
Navigation

Pas simple de se démarquer d'Amazon

Coup d'oeil sur cet article

Les commerçants mettent les bouchées doubles pour répondre aux besoins de la clientèle, une mission qui est loin d'être simple quand on n'a pas les moyens des géants du web.

Difficile de concurrencer Amazon quand on est propriétaire d'une boutique au Québec. La livraison gratuite est souvent impossible avant un montant minimal d'achat, et les délais de livraison sont un peu plus longs.

Mais les entrepreneurs se sont tournés vers une approche différente, axée sur le service à la clientèle.

«On s'occupe beaucoup de chaque client. On est encore énervés quand on reçoit nos commandes en ligne, parce que, pour nous, c'est une réussite», a souligné mercredi la copropriétaire de la boutique Cadeaux Chez Guy, Johanne Prince.

Plusieurs options permettent maintenant d'assurer sa présence en ligne, mais encore faut-il être bien référencé dans les moteurs de recherche.

Référencement

«Ouvrir un site web transactionnel, et après ça, se dire qu'on va avoir des ventes, c'est comme une bouteille à la mer. Parce que si vous prenez l'univers Google, c'est des milliards de sites», a précisé le directeur général du Panier bleu, Alain Dumas, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Ces propos sont confirmés par Mylène Raymond, associée de l'entreprise Triade de Shawinigan, qui fait de la conception de sites web.

«Si tu veux être premier sur la planète [sur Google], ça peut te coûter 15 000 $ par mois», a-t-elle laissé tomber.

La présidente de l'Abc du Maquillage a choisi une présence 100 % en ligne. Elle considère que les Québécois sont de plus en plus sensibilisés à l'achat local.

«Avec tout ce qu'on vit, plus que jamais, on a besoin de contacts humains, même si c'est virtuel», a mentionné Marilyn Pellerin.

Environ 75 000 recherches sont faites chaque semaine sur le site du Panier bleu, une initiative gouvernementale faisant la promotion de l'achat local.