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Trudeau talonné sur la vaccination

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Le premier ministre Justin Trudeau a encore une fois essuyé un tir groupé des partis d’opposition, mercredi, parce que le Canada risque de recevoir de premières doses d’un éventuel vaccin contre la COVID-19 des semaines après que les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne auront commencé leurs campagnes de vaccination. 

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La veille, M. Trudeau a admis que ces pays, où sont établies les pharmaceutiques produisant les vaccins les plus prometteurs, prioriseront d’abord leurs citoyens plutôt que l'envoi, dès le départ, de doses à l’étranger.

«Est-ce que le premier ministre peut dire combien de vaccins seront distribués au reste du monde avant qu’une livraison soit faite au Canada?», a tonné le chef conservateur Erin O’Toole durant la période de questions.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a quant à lui exhorté le premier ministre à arrimer le processus d’homologation de vaccins par de Santé Canada avec ceux des partenaires étrangers.

«Depuis les débuts, nous livrons sur un plan pour protéger les Canadiens. Ce plan nous a emmenés à avoir le meilleur portfolio de vaccins de tous les pays du monde avec plus de doses per capita que n’importe quel autre pays», a répondu M. Trudeau à presque toutes les questions.

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Le Canada a réservé jusqu’à 414 millions de doses de sept différents candidats-vaccins dont ceux de Pfizer, Moderna et AstraZeneca, qui sont à l’étude par Santé Canada. Le premier ministre soutient que ces ententes ont été conclues en suivant les conseils d’experts et pour palier le fait que le Canada n’a plus la capacité domestique de produire massivement des vaccins.

«Au mois d’août, le premier ministre a annoncé que le Conseil national de recherches va être capable de produire des vaccins. Qu’est-ce qui a changé? Les Canadiens ont besoin d’une réponse et d’un plan», a rétorqué le chef néo-démocrate Jagmeet Singh.

En effet, les libéraux ont annoncé l’été dernier qu’ils injectaient 126 millions $ sur deux ans pour la mise sur pied d’un nouvel établissement à Montréal visant à augmenter la capacité de fabrication de vaccins du Conseil national de recherches du Canada.

M. Trudeau a fait valoir que cet investissement ne prévoit, depuis le début, que les installations ne commencent à opérer qu’à partir de «l’été prochain ou l’automne». Il a argué qu’il faudra des années pour rehausser la capacité manufacturière du Canada puisque l’ex-gouvernement conservateur de Stephen Harper l'a sous-financé pendant des années.

«La députée de l’opposition demandait ce qui s’est passé quant à la capacité domestique du Canada. Il s’est passé le gouvernement conservateur», a-t-il riposté à la porte-parole conservatrice en matière de Santé, Michelle Rempel.

M. Trudeau a affirmé que tant Astra Zeneca, Johnson and Johnson et GSK ont mis fin à leurs opérations au pays entre 2007 et 2012.

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