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Décision déchirante

Shane Churla quitte l’organisation montréalaise avec le sentiment du devoir accompli

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Photo d’archives Shane Churla et Rick Dudley ont travaillé pour le Canadien.

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Au fil des ans, on a souvent critiqué le taux d’échec élevé du Canadien de repêchage en repêchage. De l’avis de plusieurs personnes qui œuvrent dans les différentes sphères de la LNH, la réalité est maintenant tout autre. Selon eux, le Tricolore miserait désormais sur l’une des pépinières les mieux garnies.

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Si ce redressement de situation s’avère, il coïnciderait en grande partie avec la nomination de Shane Churla au poste de directeur du recrutement amateur, en juillet 2017.

Depuis, l’organisation montréalaise a repêché Jesperi Kotkaniemi, Jesse Ylonen, Alexander Romanov et Jordan Harris en 2018, avant d’ajouter Cole Caufield, Jayden Struble et Mattias Norlinder en 2019.

Or, Churla, qui était à l’emploi du Canadien depuis l’été 2013, s’est entendu plus tôt cette semaine avec les Panthers de la Floride.

« Quitter le Canadien est l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre dans ma carrière. C’était un emploi de rêve. J’ai eu droit au traitement royal. De plus, je vois que le travail que nous avons fait au cours des dernières années commence à être récompensé », a indiqué Churla mercredi, lors d’une téléconférence.

« Je n’ai pas de regrets. J’aime penser que je laisse l’organisation dans une meilleure situation que lorsque je suis arrivé, il y a sept ans. Ça rend la décision encore plus déchirante », a-t-il ajouté. 

En plus des noms mentionnés plus haut, le Canadien a sélectionné, alors que Churla occupait le poste de recruteur en chef, Jake Evans, Mikhail Sergachev, Victor Mete, Ryan Poehling, Cale Fleury et Cayden Primeau.

Conscient du travail qu’a accompli celui qui a disputé 488 matchs dans la LNH, Marc Bergevin aurait bien aimé le garder au sein de son organisation.

« Marc avait tenté de le garder en lui offrant un autre contrat. Mais il a accepté ce poste en Floride. C’est une promotion pour lui. Nous sommes déçus de le perdre, mais heureux pour lui. Marc a toujours dit qu’il n’empêcherait jamais un de ses employés d’améliorer son sort au sein d’une autre organisation si l’occasion se présentait », a déclaré Paul Wilson, vice-président aux communications du Canadien, dans un échange de micromessages. 

Entière responsabilité

En fait, chez les Panthers, l’homme de 55 ans occupera le même poste que celui qu’il occupait chez le Canadien. Toutefois, l’organigramme étant différent, c’est lui qui sera aux commandes de tout le recrutement amateur. 

« Avec le Canadien, j’avais le titre, mais pas l’éventail complet de la fonction. Trevor Timmins était le maître à bord. Malgré la particularité de cette situation, la dynamique était superbe. C’est un des gars les plus organisés que j’ai vus de ma vie », a lancé Churla. 

« Ma force est de me rendre à l’aréna et d’évaluer les joueurs, a-t-il poursuivi. Ça va me manquer. Toutefois, je suis excité à l’idée de diriger ma propre équipe de recruteurs et d’implanter ma philosophie. »

Churla en sera à son quatrième arrêt depuis qu’il a accroché ses patins au terme de la saison 1996-1997. Avant de se joindre au Canadien, il avait occupé des postes de recruteur avec les Coyotes et les Stars.

Culture à changer

Il compte se servir de ces 20 années d’expérience pour jeter les bases d’une franchise qui pourra, dans quelques années, aspirer aux grands honneurs.

« Le repêchage, c’est la base d’une organisation. C’est là que tout commence. Si tu fais une erreur à ce niveau, ça se répercute plus haut. Ça crée des brèches que les recruteurs professionnels doivent essayer de combler par des transactions », a-t-il expliqué.

Si l’on se fie à la tenue des Panthers au cours des 20 dernières années, leur équipe de recrutement a probablement manqué le bateau à plusieurs occasions. Les représentants de la Floride n’ont participé aux séries qu’à deux occasions depuis 2000.

« La situation me fait penser à celle qui prévalait quand je suis arrivé à Montréal. Les Panthers sont au même point. Je pense que je peux changer la façon dont ils repêchent. Il y a du travail à faire, mais j’ai eu la preuve, avec le Canadien, que le processus peut fonctionner. »