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Soccer: Joëlle Gosselin poursuit son voyage autour du monde

Soccer: Joëlle Gosselin poursuit son voyage autour du monde
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Joëlle Gosselin ne croyait plus partir à l’étranger pour disputer une autre saison dans les rangs professionnels en raison de la COVID-19, mais un appel de son agent, qui lui envoyait son billet d’avion et lui demandait de partir dans quatre jours, a complètement changé ses plans.

Après une saison en Finlande, Gosselin poursuit maintenant sa carrière en Israël. Elle a paraphé une entente avec le Maccabi kishronot Hadera, qui évolue en première division. Hadera est une ville située à 40 minutes de Tel-Aviv.

«On se parlait depuis quatre ou cinq mois, mais je pensais que ça allait être impossible de signer un contrat en raison de la pandémie, a raconté l’ancienne attaquante étoile du Rouge et Or de l’Université Laval qui a mené l’équipe à deux titres nationaux en 2014 et 2016. Je m’étais faite à l’idée que j’allais jouer au soccer uniquement pour le plaisir pour le reste de ma vie. Cela n’aurait pas été une belle expérience si j’avais dû être confinée et ne rien faire. La saison a été retardée de deux mois, mais le sport a repris et je ne pense pas que ça va arrêter de nouveau. On va disputer nos parties à huis clos et nous sommes testées régulièrement.»

«En ce moment, c’est plus sécuritaire ici qu’en Europe, de poursuivre Gosselin. J’ai été testée à mon arrivée, mais puisque le Canada est considéré comme un «green country», je n’ai pas eu à respecter une quarantaine. J’ai simplement attendu le résultat de mon test. Les Américaines ont dû faire une quarantaine. Je ne fais pas exprès pour aller partout.»

«Un autre monde complètement»

Si elle voit une très grande différence entre le Canada et sa terre d’accueil pour les prochains mois, Gosselin apprécie son expérience jusqu’à présent. Elle est débarquée en Israël il y a près de trois semaines. «Les gens [entraîneurs et personnel de l’équipe] sont super fins et accueillants, a-t-elle souligné. Les gens veulent en apprendre plus sur nous et nous connaître. Ils nous aident beaucoup. Je me sens en confiance.»

«Je vis une superbe expérience et le soccer me permet de voyager partout dans le monde, de poursuivre Gosselin, qui a représenté le Canada aux Universiades en 2015 à Gwangju, en Corée du Sud, où l’équipe canadienne a signé le meilleur résultat de son histoire avec une 4e place et à Taipei, à Taïwan, en 2017. J’ai eu un choc culturel en Finlande et ici, c’est un autre monde complètement, mais c’est ce que je recherche. La langue est tellement difficile. Je tente d’apprendre le nom d’une de mes coéquipières par jour. Je ne connaissais pas Israël et c’est paradisiaque. J’habite à cinq minutes de la Méditerranée. La mer Morte n’est pas loin, tout comme la Jordanie avec son sable blanc.»

En fin de carrière, Gosselin souhaitait s’offrir un dernier tour de piste. «Je sais que j’en suis à mes dernières années, peut être même la dernière, mais j’avais le goût de jouer chez les pros au moins une autre année, souligne celle qui a porté les couleurs du Royal Beauport pendant la saison estivale. Cela aurait été décevant que ma carrière se termine en raison de la COVID-19. C’est payant de jouer en Israël et je ne ferme pas la porte pour une autre saison, si on me fait une belle offre. Le calibre est bon et les filles sont pas mal toutes du même niveau. En me signant, ils recherchaient une joueuse différente qui est capable de marquer. La pression est plus grande sur les étrangères [maximum de 5 par équipe] en raison des salaires qu’ils nous versent.»