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Peu avantageux d’acheter des voitures électriques

Peu avantageux d’acheter des voitures électriques
Photo d'archives

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Même si la tendance est à l’électrification des transports, la Ville de Québec juge qu’il est peu avantageux financièrement de s’équiper de véhicules électriques actuellement.

Le comité plénier de l’étude de budget se penchait vendredi sur le service de la gestion des équipements motorisés. Le directeur, Raynald Thibaudeau, a expliqué que la Ville dispose de 133 véhicules légers qui seraient admissibles à l’électrification, mais qu’il n’est pas avantageux financièrement pour la municipalité de procéder à l’achat de véhicules électriques.  

« Sur le plan financier, ce n’est pas la meilleure façon d’investir des dollars de remplacement de véhicules », a-t-il indiqué aux élus du conseil municipal.  

Courtes distances

Il a précisé que les véhicules électriques disponibles sur le marché sont principalement de petits gabarits. La flotte de 133 véhicules passagers de ce type fait de petites distances, en moyenne 5083 km par an par voiture.  

« Au prix du carburant qu’on paie, qui est très bon, on achète des véhicules le plus écoénergétiques possible, ça génère une dépense très faible. C’est impossible à justifier en termes purement financiers de dépenser 50 % à 60 % de plus pour un véhicule électrique en ce moment. » 

Quant aux véhicules lourds, ils sont peu présents sur le marché. La Ville surveille les avancées technologiques dans ce sens. « En ce moment, il n’y a rien de viable sur le marché pour les véhicules lourds », tranche le directeur.  

Prix à la baisse

Maintenant, les prix tendent à diminuer, les subventions aident, et la Ville a beaucoup d’intérêt envers l’électrification, indique M. Thibaudeau. La municipalité dispose de 76 véhicules hybrides ou à carburant alternatif. 

Le gouvernement Legault a annoncé récemment que la vente de véhicules neufs à essence sera interdite dès 2035 au Québec.