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Le marathon de Shanghai réunit quelque 9000 participants malgré la COVID-19

Le marathon de Shanghai réunit quelque 9000 participants malgré la COVID-19
AFP

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Quelque 9000 coureurs ont participé, dimanche, au marathon international de Shanghai, selon plusieurs médias chinois, une affluence devenue rare en raison de la pandémie de COVID-19. 

Cette année, les prestigieux marathons de New York, de Berlin, de Boston et de Chicago ont ainsi été annulés. Ceux de Londres et de Tokyo avaient été réservés aux coureurs d’élite.

Pour participer au marathon de Shanghai, les sportifs ont dû se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 et porter un masque avant le départ et immédiatement après leur arrivée. Certains l’ont conservé sur leur visage pendant toute la durée de l’épreuve.

Le nombre de participants a par ailleurs été limité (environ 38 000 sportifs avaient participé à l’épreuve en 2019) et les spectateurs ont été incités à ne pas assister à la course.

La Chine, où le coronavirus a pour la première fois été détecté l’an dernier, a largement endigué l’épidémie depuis le printemps, grâce à des tests, des confinements, des quarantaines et au suivi des déplacements. La vie a repris un cours quasiment normal, à l’exception de foyers localisés.

Plusieurs cas locaux de contamination à la COVID-19 ont cependant été recensés, ce mois-ci, dans la capitale économique chinoise (24 millions d’habitants).

Pollution dantesque au semi-marathon de Delhi

Dimanche, le semi-marathon de New Delhi a également été couru, mais seuls 47 coureurs professionnels ont parcouru les 21 kilomètres de cette épreuve masculine et féminine.

La championne du monde 2019 de marathon Ruth Chepngetich et la détentrice du record du monde Brigid Kosgei (2 h 14:04) avaient notamment annoncé leur participation.

Lors d’un des principaux événements sportifs du pays à se tenir depuis le début de la pandémie, les coureurs ont dû affronter une pollution dantesque.

La semaine dernière, des médecins avaient affirmé qu’il serait «suicidaire», pour les coureurs, de participer à cette compétition.

«J’ai dû convaincre mes parents et ma famille, chez moi, de me permettre d’aller à Delhi pour le semi-marathon», avait confié Brigid Kosgei.

La route a été aspergée de produits chimiques afin de minimiser les effets de l’épais brouillard toxique qui enveloppe chaque début d’hiver New Delhi en raison du mélange de fumées venues des brûlages agricoles alentour, des gaz d’échappement et des émissions industrielles, tous piégés au-dessus de la ville par les températures plus fraîches et des vents faibles. 

En dépit des circonstances, l’Éthiopien Amdework Walelegn a remporté la course avec un temps record de 58 min 53 s. Chez les femmes, l’Éthiopienne Yalemzerf Yehualaw est arrivée première, devant Ruth Chepngetich, en 1 heure 04 min et 46 sec – également un temps record.