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Une blessure qui brise le cœur

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Photo AFP La saison recrue de Joe Burrow a pris fin dimanche dernier quand il a été blessé sérieusement au genou gauche.

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La première saison de Joe Burrow dans la NFL a pris fin avant même de prendre pleinement son envol, mais son père Jim refuse de s’apitoyer. « Les derniers jours ont été difficiles, mais il va revenir », assure-t-il.

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Contre l’équipe de Washington dimanche dernier, celui qui est voué à un brillant avenir a été frappé de plein fouet par Jonathan Allen et Montez Sweat. Sur le choc, il a subi une déchirure de deux ligaments et d’autres dommages structuraux. La route vers un retour au jeu l’automne prochain s’annonce ardue.

Généreux de son temps, Jim Burrow a néanmoins décidé de ne pas discuter davantage de la blessure sérieuse subie par le plus jeune de ses trois fils. 

Depuis le malheureux incident, plusieurs mettent en doute la gestion des Bengals concernant leur joueur de concession. Souvent très mal protégé, victime de 32 sacs du quart et frappé à 72 reprises à ses neuf premiers matchs, Burrow a été exposé à outrance au risque. 

Pas d’amertume

Le paternel n’est toutefois pas prêt à se joindre à la chorale de voix qui s’élèvent. À titre de coordonnateur défensif des Bobcats de l’Université de l’Ohio de 2005 à 2018 et fort d’une carrière de près de 40 ans comme entraîneur universitaire après sa retraite dans la LCF, Jim Burrow est pleinement en mesure de comprendre la nature cruelle du sport.

« N’importe quel parent qui observe son enfant sur un terrain grimace quand il est solidement frappé. Comme ex-entraîneur toutefois, je comprends que ça fait partie du football. »

« Joe lui-même dit souvent qu’il est capable d’en prendre. Ça fait partie du processus d’apprentissage des Bengals pour en arriver au niveau qu’ils veulent atteindre. Les coups semblent moins nombreux de semaine en semaine et ça témoigne du travail de la ligne offensive. La NFL est un monde dur pour tous les quarts-arrières. Joe n’a pas fini de se faire brasser », a-t-il commenté, bon prince.

Quant à certaines rumeurs qui circulaient avant le repêchage voulant que Joe Burrow ne voulait pas évoluer pour les Bengals, elles sont aussi balayées du revers de la main.

« C’est devenu toute une histoire, mais Joe n’a jamais rien dit contre l’organisation et personne dans notre famille ne l’a fait non plus. Pour nous, c’était une situation parfaite. À Cincinnati, il se retrouve à deux heures et demie de route de notre maison, à Athens. On a le bonheur d’assister à tous ses matchs », a assuré le père de famille.

Débuts fulgurants

La NFL doit maintenant se passer de l’un de ses bons jeunes talents. Au moment de sa blessure, Burrow avait accumulé 13 passes de touché et seulement cinq interceptions, avec 2688 verges de gains. 

Voilà des statistiques pas banales, considérant le fait que les entraînements préparatoires dans la saison morte ont été amputés par la COVID-19.

« Je n’ai jamais été surpris de voir Joe jouer aussi bien et Joe n’était pas surpris non plus. La seule chose qui l’étonne, c’est que les Bengals n’aient pas gagné plus de matchs. Il a confiance en cette équipe et sait que les choses vont se placer. » 

Après avoir brillé à LSU et produit l’une des saisons les plus dominantes de l’histoire pour un quart-arrière universitaire, il demeure perçu comme l’un des plus beaux espoirs des dernières années.

« J’ai pris ma retraite en 2018 pour pouvoir assister à tous les matchs à LSU la saison dernière. Ma femme et moi avons vécu tout un tourbillon d’émotions depuis. Je suis fier d’avoir vu Joe garder son calme à travers tout ça, autant sur le terrain qu’en dehors. Je suis maintenant présenté non pas comme Jim Burrow, mais comme le père de Joe Burrow. Ça me va très bien, je suis très fier de lui », conclut le paternel.