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Des chauffeurs de la STS mécontents des coupes de services prévues

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Une vingtaine de chauffeurs de la Société de Transport de Saguenay (STS) se sont rassemblés devant les bureaux de leur employeur, lundi, pour dénoncer les coupes de services prévues pour janvier.

Selon l'employeur, ces coupes sont annoncées de façon préventive pour pallier un manque potentiel de main-d'œuvre que pourrait engendrer la COVID-19 et ses absences. Il soutient aussi que beaucoup de vacances sont prises au début de l'année et que c'est donc une façon de s'assurer d’avoir assez de personnel pour opérer le réseau.

«Tout est une question d'équilibre que chaque entreprise doit trouver en période de pandémie comme on vit actuellement», a expliqué le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge.

Dès le 4 janvier 2021, des circuits offriront des services aux heures plutôt qu'aux demi-heures, et ce, jusqu'au 4 avril.

Les lignes 30, 31 et 33 à Jonquière, 38 et 39 à Arvida ainsi que 20 et 22 à Chicoutimi-Nord seront réduites de moitié entre 8h45 et 14h45.

«On pensait que les gens allaient avoir un bel hiver avec des horaires aux demi-heures, mais non c'est aux heures à partir de 8h45», s’est désolé le président du Syndicat des chauffeurs d'autobus de Saguenay, José-Nicolas Lopez.

Ces modifications sont annoncées pour les trois premiers mois de l'année. Mais le Syndicat des chauffeurs de la STS craint que certains de ses membres écopent.

«On dit qu'on ne coupe pas de poste, mais, ils prennent des temps pleins pour les mettre stand-by et faire des tâches ailleurs en attendant de se faire appeler sur le terrain», a ajouté le directeur de griefs, Roberto Perron.

L'employeur est conscient de l'inquiétude de ses employés. Des discussions sont toujours en cours pour tenter de trouver un terrain d'entente.

Les membres du comité pour l'amélioration des services de la STS sont inquiets eux aussi.

«J'étais dans un commerce l'autre jour et une étudiante me disait qu'elle avait des amis de Laterrière qui voulaient venir travailler à Chicoutimi ou Jonquière, mais qu'ils n'avaient pas de transport. On ne se développera pas!», a martelé Sylvie Dussault, secrétaire de l'organisme Bus O Saguenay.

La solution, selon Mme Dussault, serait de remettre sur pied l'ancien réseau disparu en 2018. Le comité a demandé la démission de la mairesse de Saguenay.