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Les pompiers de Québec ont également eu des «difficultés» avec leurs outils de communication

Le directeur du Service incendie de la Ville de Québec, Christian Paradis
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le directeur du Service incendie de la Ville de Québec, Christian Paradis

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Les policiers de Québec ne sont pas les seuls à avoir expérimenté des problèmes avec le tout nouveau système de répartition des appels par ordinateur (RAO). Les pompiers ont également été victimes de défaillances.

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Le directeur du Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec, Christian Paradis, a confirmé lundi que ses troupes ont dû faire face à des «difficultés» depuis la mise en service de ce logiciel de répartition assistée par ordinateur. Ce dernier a néanmoins dit faire confiance à la RAO dans le futur et assure que les ratés avec le logiciel n’ont eu aucun impact sur la population.  

«Dans la très grande majorité des cas, il fait très bien son travail. C’est vraiment des situations particulières d’alertes multiples où on a rencontré des difficultés, mais jusqu’à maintenant, généralement, le système fait très bien son travail», a exprimé M. Paradis à l’occasion d’une séance plénière à l’hôtel de ville de Québec.  

«Chaque fois qu’on a eu des difficultés — et on en a eu, on le reconnaît —, nous avons été présents afin de faire en sorte de les corriger ou de prendre des mesures temporaires pour y arriver [...]. Oui, c’est arrivé, mais nous assumons pleinement nos responsabilités, on est vigilants et on pose les actions nécessaires», a-t-il déclaré, en réponse aux questions du chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau.  

Écrans qui gèlent au SPVQ

La RAO a fait les manchettes récemment en raison des ratés qui sont survenus le soir de l’Halloween, à l’occasion de la tuerie dans le Vieux-Québec. Le Service de police de la Ville de Québec avait d’ailleurs reconnu que des écrans gelaient, à l’occasion, et disait plancher sur des solutions pour corriger la problématique.  

M. Paradis n’a pas été en mesure de préciser si les problèmes vécus par les pompiers étaient les mêmes que ceux vécus par les policiers.  

«En ce qui nous concerne, nous avons effectivement des enjeux, nous avons porté des actions et nous avons rapidement fait en sorte qu’il n’y ait pas d’impacts pour la population et les intervenants. Jusqu’à maintenant, on s’en sort très bien et on mise sur la réussite du système RAO qui est en place», a-t-il ajouté.  

Il a également encensé une fonctionnalité de la RAO qui permet, contrairement à l’ancien système, de mieux répartir les effectifs sur le territoire lors d’une intervention grâce à la localisation GPS, «afin d’avoir la force de frappe nécessaire». «Le nouveau système, c’est une amélioration en ce qui nous concerne», a-t-il insisté.  

«Des défaillances technologiques, ça arrive et heureusement, il y a toujours des humains derrière pour pallier les défaillances potentielles qui peuvent arriver.»  

Le maire Régis Labeaume a quant à lui minimisé la gravité des problèmes rapportés par les policiers et les pompiers au sujet du système de répartition des appels. «La RAO, c’est des ajustements à faire, tout simplement. C’est un nouveau système, il faut l’ajuster. En passant, tous les systèmes informatiques, partout, il faut les ajuster... Qu’est-ce qu’il y a de pas normal là-dedans? On le sait qu’il faut les ajuster, ils sont nouveaux, c’est tout.»