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Grands évènements: l'ancien patron de Gestev Patrice Drouin reprend du service à Québec

Patrice Drouin
Photo courtoisie Patrice Drouin

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L’ancien patron de Gestev, Patrice Drouin, sort de sa retraite pour donner un coup de pouce à la Ville de Québec afin d’attirer des évènements majeurs dans la capitale, un défi à la hauteur du personnage, en cette ère pandémique.

Son mandat devrait être officialisé par le comité exécutif de la Ville de Québec dans les prochains jours.

Le maire Régis Labeaume a lui-même vendu la mèche, lundi dernier, lorsqu’il a été sondé à propos d’une potentielle candidature olympique en 2030, un projet auquel il a tourné le dos pour de bon.

«Je vais vous régler ça tout de suite. On n’est pas là puis on n’y sera pas. Ça vient de finir ici. Nous, on a embauché Patrice [Drouin]. J’ai vu Patrice la semaine passée, on s’est fait un plan pour se demander comment on peut aller chercher des nouveaux évènements [...], mais les Olympiques, non, oubliez ça.» 

Joint par Le Journal, le principal intéressé a confirmé son association imminente avec la Ville de Québec. Il a cependant été avare de détails quant à la nature précise de son mandat.  

«L’annonce du poste et de la forme que prendra mon implication, je vais laisser le maire l’annoncer», laisse tomber le cofondateur de Gestev, qui a organisé des épreuves de la Coupe du monde (ski de fond, planche à neige, vélo de montagne, etc.) en quantité industrielle dans les trois dernières décennies, et de nombreux autres évènements d’envergure.  

Gros réseau de contacts 

Depuis qu’il a quitté sa boîte – qui appartient maintenant à Québecor – en 2019, Patrice Drouin a pris un peu de recul mais il n’a jamais cessé d’entretenir son réseau de contacts dans les fédérations sportives.

Il a également travaillé dans l’ombre en acceptant des mandats ponctuels de consultant pour le Comité international olympique (CIO) et le Comité olympique canadien (COC), raconte-t-il.  

«Je suis encore en lien avec plusieurs joueurs de l’évènementiel à travers le monde. J’ai encore de l’énergie puis un réseau de contacts auquel je tiens puis du monde que je veux côtoyer encore dans le futur. J’ai trente ans de connexions avec le monde donc ça ne peut pas juste disparaître de même...»

Le défi de la pandémie  

Conscient de l’ampleur du défi, en pleine pandémie, Patrice Drouin préfère voir la coupe à moitié pleine qu’à moitié vide.

«Il faut regarder en avant. C’est pas mal toujours ce que j’ai fait dans ma carrière : Regarder loin en avant puis regarder les opportunités. Il va y en avoir.»  

«On a vécu des crises dans le passé qui étaient plutôt régionales, je dirais ; le Canada, l’Amérique, l’Europe, l’Asie ont vécu des crises mais là, tout le monde est dans le même bain, c’est très particulier. On vit tous la même chose. Il y en a qui sont un peu plus proactifs sur des solutions que d’autres et on apprend des autres», expose-t-il.