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[PHOTOS] La «route de la honte» n’existe plus

Les travaux de la Traverse de Laval, située entre Lac-Beauport et Sainte-Brigitte-de-Laval, sont terminés

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Après s’être retrouvée sur la liste des pires tronçons de route du Québec à plusieurs reprises depuis plus d’une décennie, la Traverse de Laval, située entre Lac-Beauport et Sainte-Brigitte-de-Laval, a fait peau neuve.

Les travaux qui ont débuté le 10 août dernier, notamment grâce à une subvention de 2,9 M$ du ministère des Transports, se sont achevés la semaine dernière.    

Photo Jérémy Bernier

Les coûts totaux de la remise à neuf des 2,2 km de la route s’élèvent à 4,14 M$ et comprennent entre autres la réfection de ponceaux, la remise à niveau de la voirie, la mise en place d’une bande cyclable et la réparation des glissières de sécurité. 

« On a une Traverse de Laval beaucoup plus sécuritaire, mieux adaptée et plus large pour le piéton et les vélos. On est vraiment très fiers de ça », a lancé lundi le maire de Lac-Beauport, Michel Beaulieu, en point de presse.

« C’est une route de la honte qu’on avait. Lac-Beauport est certainement l’une des plus belles municipalités du Québec et c’était honteux de voir cette route-là figurer sur le palmarès des pires routes. [...] Maintenant, on a pu corriger le tir », a renchéri le député de Chauveau, Sylvain Lévesque. 

Le député de Chauveau, Sylvain Lévesque, et le maire de Lac-Beauport, Michel Beaulieu
Photo Jérémy Bernier
Le député de Chauveau, Sylvain Lévesque, et le maire de Lac-Beauport, Michel Beaulieu

Le désir d’interdire les camions lourds sur ce tronçon de route est toujours dans les plans, ont assuré les élus, alors qu’une bétonnière interrompait le point de presse.  

« Ce camion-là s’en va à Sainte-Brigitte-de-Laval et, malheureusement, il ne suit pas les consignes gouvernementales voulant que le transit lourd devrait passer par le boulevard Raymond », a déploré le maire Beaulieu qui craint que la route ne s’use prématurément. 

Les « quatre à cinq minutes » de détour qu’occasionnerait un passage sur l’infrastructure provinciale plutôt que sur la petite route municipale seraient « extrêmement salutaires » pour la municipalité.  

Le député de Chauveau a quant à lui affirmé que le gouvernement du Québec « a une ouverture » qui lui permet de demander l’interdiction des transits lourds dans ce secteur, mais il faut d’abord obtenir l’appui de Sainte-Brigitte-de-Laval. 

Photo Jérémy Bernier

« Pas d’avantages »

« On est très heureux que cette route-là soit refaite. C’était dû depuis plusieurs années », a souligné de son côté le maire de Saint-Brigitte-de-Laval, Carl Thomassin. 

Toutefois, à l’heure actuelle, il ne voit « pas d’avantages » pour sa ville à appuyer les deux élus dans leur désir d’interdire aux camions de circuler sur ladite route. Il dit attendre que M. Beaulieu lui donne « 10 bons arguments pour convaincre sa population ». 

« Nous, notre municipalité est enclavée, il n’y a que deux routes qui s’y rendent. Si les camionneurs ne passent pas par l’une, ils emprunteront la seconde et la briseront tout autant », plaide M. Thomassin. 

Photo courtoisie

Ralentir

D’ici là, le maire de Lac-Beauport espère que les travaux de réfection découragent les camionneurs de s’y aventurer. En effet, de nouveaux arrêts ont été ajoutés et la vitesse a été réduite à 50 km/h, et même à 40 km/h dans certains secteurs.  

Une toute nouvelle entrée de ville sur un terre-plein central et quelques intersections surélevées ont aussi été aménagées, obligeant les automobilistes à ralentir.