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Coût politique

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La mise à jour économique présentée lundi par la ministre Chrystia Freeland ne laisse personne dans le doute quant à la profondeur du gouffre économique qui attend les contribuables canadiens.

Tant à Québec qu’à Ottawa, le coût de la pandémie pourrait très bien se transformer en coût politique.

Voies ensoleillées

Même si madame Freeland a choisi d’adopter un ton positif pour son discours, nous savons tous que la tempête est loin d’être terminée. Loin de nous sont les Sunny Ways de Justin Trudeau.

Un jour ou l’autre, il y aura des comptes à rendre. 

Les Canadiens, les Québécois en tête de file, savent être solidaires en période de crise. On n’a qu’à regarder les récents sondages qui confirment la popularité de Justin Trudeau et de François Legault. 

Mais la mémoire est bien souvent courte quand les électeurs se retrouvent face à leur bulletin de vote. Ceux qui paient aujourd’hui leur loyer avec la PCU et la PCRE seront les mêmes qui devront retourner une bonne portion des chèques, le printemps venu.

Pour eux, l’aide essentielle du gouvernement pourrait facilement se transformer en cadeau empoisonné.

Y a-t-il une autre option ?

Quelle autre solution aurait-on pu envisager ? Le chef conservateur Erin O’Toole a été forcé de l’admettre à Tout le monde en parle, il n’y avait pas vraiment d’autre option devant le virus inattendu.

La seule issue qui demeure pour le Canada consiste à foncer dans la tempête tête baissée en espérant sortir de la turbulence en meilleure position que les autres pays du G7. Un peu comme un capitaine de voilier dans une course en solitaire. Pour espérer gagner, il faut garder la tête, même dans la tourmente.

Le Canada peut financer ses investissements à faible coût, mais tôt ou tard, les taux d’intérêt vont remonter. Les particuliers seront les premiers à en faire les frais, et après eux, les coffres de l’État.