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Des médecins de famille moins disponibles?

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Les médecins de famille pourraient être moins disponibles pour leurs patients dans les semaines suivant Noël, s’ils doivent être envoyés en renfort dans les cliniques où il y a une forte présence de grippe et de COVID-19, prévient leur fédération. 

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«L’hiver est toujours une période où le système de santé est sous tension [...]. Et on a la COVID-19 avec tout ça», lance le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin.

Urgences débordées

Chaque année, les urgences débordent, notamment à cause de Québécois atteints de la grippe. Ces deux dernières années, l’ancienne ministre de la Santé, Danielle McCann, proposait des cliniques d’hiver pour les désengorger.

Ainsi, les groupes de médecine familiale (GMF) proposaient des périodes sans rendez-vous pour les malades. Mais c’était insuffisant. Par exemple, parmi une vingtaine de ces cliniques, Le Journal avait été incapable d’obtenir un rendez-vous l’an dernier.

Avec la COVID-19, c'est fini les cliniques d’hiver. Les malades seront dirigés dans les cliniques désignées de dépistage et d'évaluation (CDÉ). Les mêmes que pour les patients soupçonnés d’avoir le coronavirus, puisque les symptômes seront sensiblement les mêmes.

Le Québec compte 93 CDÉ, selon la liste du gouvernement. Les autres cliniques médicales restent contrôlées, soit pour tous les autres malades.

«Je pense qu’on est mieux préparés», estime le Dr Godin.

Il explique que si les CDÉ deviennent débordées, des médecins y seront envoyés. «Si jamais ça explosait, le nombre de symptômes grippaux [...], on va s’assurer qu’il y ait suffisamment de présence médicale», explique-t-il.

Par contre, il espère que la saison sera plus faible cette année au Québec, comme dans l’hémisphère sud, grâce aux mesures sanitaires en place et à la vaccination.

«Inquiet»

«C’est sûr que je suis inquiet», a dit le médecin des Laurentides, Simon-Pierre Landry.

Avec la COVID-19, les urgences voudront éviter d’avoir des salles d’attente bondées comme les hivers passés. Déjà, l’Institut national d'excellence en santé et services sociaux (INESSS) prédit que les hôpitaux hors de Montréal pourraient manquer de lits avec la hausse des hospitalisations.

Simon-Pierre Landry croit que ses collègues et lui devront accorder la priorité aux cas urgents si le pire se produit et reporter les rendez-vous de suivis vers la fin de l’hiver.