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Un autre géant du jeu vidéo s’implante ici

Un autre géant du jeu vidéo s’implante ici
Capture d'écran, studio Phoenix Labs

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Une multinationale asiatique débarque à Montréal en ouvrant le studio Phoenix Labs dans l’espoir de recruter 250 travailleurs dans son équipe québécoise, a appris Le Journal.

« J’ai lancé en boutade : "Si jamais vous voulez venir dans l’Est, je lève la main. Ça a pris cinq minutes. Il m’a dit : “c’est bon”. Une semaine après, on faisait le plan d’affaires », a partagé au Journal André Roy, directeur général du studio Phoenix Labs de Montréal, à propos de son amitié avec Jesse Houston, à la tête du studio de Vancouver. 

Fondé en 2014 en Colombie-Britannique, Phoenix Labs appartient au géant Sea Group, basé à Singapour en Asie du Sud-Est et qui vaut plus de 115 milliards de dollars en Bourse. 

André Roy
Photo Ben Pelosse
André Roy

Ancien d’Ubisoft

À Montréal, le studio souhaite développer des prototypes de jeux AAA et aspire à devenir l’un des cinq plus importants studios de jeux vidéo en ville. 

« On s’en vient à Montréal pour s’y établir, et pour y rester », souligne avec aplomb André Roy, qui parle déjà d’avoir des antennes ailleurs au Québec. 

Le numéro 1 du studio montréalais a une longue feuille de route. 

André Roy a roulé sa bosse depuis 25 ans dans l’industrie, en occupant des postes clés de producteur et de vice-président chez Cryo Networks, Ubisoft et Frima Studio. 

Pour lancer son studio montréalais, le Québécois s’est entouré de Marie-Andrée Lavoie et Guillaume Roy, la première aux Talent et Culture et, le deuxième, à la Technologie.

Quand on demande à André Roy ce qu’il pense de la crise qui a secoué Ubisoft en faisant rouler des têtes dirigeantes en raison d’allégations de harcèlement sexuel, il se dit heureux de pouvoir bâtir son équipe de A à Z avec de bonnes bases.

« Ce n’est peut-être pas propre au jeu vidéo. On a pu voir des résonnances dans le milieu artistique et un peu ailleurs, dit-il. On veut mettre l’accent sur les gens. On part d’une feuille blanche pour créer de nouvelles fondations axées sur la diversité, l’inclusion et la parité».