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Un groupe de soutien virtuel pour les employés en restauration

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Le désarroi est tel, dans le milieu de la restauration, qu’une association a mis sur pied un groupe de soutien virtuel pour venir en aide aux employés.

«On trouvait qu’on parlait beaucoup des restaurateurs, mais pas assez des salariés de cette industrie qui est énormément affectée par la pandémie. On voulait qu’ils aient une place pour partager leurs craintes sur divers sujets», explique Ariane Fauteux-Duarte, administratrice de l’Association des professionnels de la restauration du Québec (APRQ) et instigatrice du groupe de soutien.

Entraide

C’est en suivant différents groupes Facebook qui réunissent des employés de la restauration et des bars que Mme Fauteux-Duarte a eu l’idée de créer ce groupe de soutien en ligne gratuit sur la plateforme Zoom.

«On pouvait voir que les gens sur ces pages s’entraidaient beaucoup et demandaient aussi aux autres comment ils allaient, comment ils vivaient la situation», raconte-t-elle.

Les bars et restaurants ont été obligés de fermer leurs portes une première fois au printemps, le 22 mars, et ont dû attendre le mois de juin pour retrouver leur clientèle. Finalement, le 1er octobre, le gouvernement Legault a décidé de fermer de nouveau ces établissements, et ce, jusqu’au 11 janvier minimalement.

Personnes sociables

Habituellement, les gens qui travaillent en restauration sont des individus très sociables, qui font partie d’une équipe et qui interagissent avec beaucoup de personnes quotidiennement, selon Mme Fauteux-Duarte.

À cause de la pandémie et des mesures sanitaires, nombre d'entre eux ont non seulement perdu leur emploi, mais aussi toutes ces interactions sociales.

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Pendant six semaines, une douzaine de professionnels de la restauration se réuniront anonymement pendant 1 heure 30 minutes tous les mardis. Une intervenante psychosociale et bénévole animera la soirée et guidera le groupe.

«On veut montrer à ces gens qu’il y a des gens qui les écoutent et qu’ils ont la possibilité d’extérioriser tout ce qu’ils gardent en eux depuis des mois», précise Mme Fauteux-Duarte.