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Un joueur de la NFL sauvé par la COVID-19

Cameron Smith serait peut-être mort aujourd’hui

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AFP

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Sans deux tests positifs à la COVID-19 subis cet été, le secondeur des Vikings du Minnesota Cameron Smith serait peut-être mort aujourd’hui.

Le joueur de 23 ans avait participé à cinq matchs de saison régulière en 2019 avant de se présenter au camp d’entraînement au mois de juillet. Rempli d’espoir à l’aube de sa deuxième campagne de sa carrière dans la NFL, il ne se doutait pas de la suite. Un premier résultat positif au coronavirus a mené à un second ayant mené au même résultat.

Les médecins ont ensuite jugé bon de le soumettre à un électrocardiogramme qui fut révélateur. Effectivement, ils ont découvert une malformation congénitale, car Smith vivait avec une bicuspidie valvulaire aortique; au lieu d’être formé de trois feuillets fonctionnels, la valve aortique n’en comptait que deux.

Conséquemment, une opération était indispensable et celle-ci a été effectuée il y a trois mois. Preuve de l’urgence d’agir dans ce dossier, le chef soigneur des Vikings, Eric Sugarman, a mentionné que cette investigation imprévue avait sauvé la vie du numéro 59. En août, il avait indiqué au quotidien «Minnesota Star Tribune» que Smith n’aurait pu vivre encore bien longtemps dans de telles conditions et qu’une défaillance cardiaque était à prévoir.

«Le test des anticorps était optionnel et Cameron l’a effectué. C’est remarquable de voir qu’à certains moments, des choses arrivent pour une raison. Cela lui a probablement sauvé la vie, a souligné Sugarman la semaine dernière. Il a été chanceux durant l’intervention chirurgicale, car au lieu d’utiliser une valve d’animal, on a pu réparer la sienne. Donc, il a encore son organe et on n’a pas à se soucier d’un quelconque rejet.»

«Je me sens bien, a pour sa part déclaré le joueur défensif au journal local. Je n’ai jamais atteint de creux, je n’ai pas éprouvé d’ennuis. Parfois, je pense qu’il faut éviter de dire cela, parce que beaucoup de gens opérés au cœur ont eu des problèmes. Cependant, pour moi, je dis seulement : merci à Dieu. J’apprécie d’avoir reçu son signe.»

Pourtant...

Durant ses discussions avec les chirurgiens, Smith se demandait si une simple surveillance de son état lui permettrait d’éviter le bistouri. Pour un homme ayant un cœur trois fois plus gros que la normale, la réponse était évidente.

«Ils ont dit qu’il n’y avait pas de telles possibilités. Ce n’était pas de dire [en cas de problème] : "on t’enverra à l’hôpital". C’était plutôt la mort subite. Il n’y aurait rien eu pour me sauver», a-t-il admis.

Les signes ne mentaient pas, pourtant. Le secondeur se rappelle d’un entraînement tenu en compagnie du quart-arrière des Vikings Jake Browning, un ami qu’il a connu lorsqu’ils étaient des rivaux dans le football scolaire.

«Mon pouls était à 212 pendant la séance d’échauffement. Je ne l’avais jamais vu aussi haut, mais j’avais déjà ressenti pareille sensation auparavant. C’était comme si ma poitrine au complet se contractait. Mon cœur se déréglait dans mon corps et faisait "boum, boum".»