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200 futurs médecins réunis sur le campus de l’UL pour un examen

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Plus de 200 futurs médecins, dont certains provenant des quatre coins du Québec, seront rassemblés sur le campus de l’Université Laval, samedi et dimanche, dans le cadre d’un examen, une situation dénoncée par des dizaines d’étudiants, qui réclament des changements.

De son côté, l’Université Laval se fait rassurante et assure que tout sera mis en place pour que l’évaluation se déroule de façon sécuritaire. 

En fin de semaine, des étudiants en médecine de l’Université Laval devront se soumettre à une série d’évaluations pratiques, qui prennent la forme d’une douzaine de «stations d’examens». 

À tour de rôle, les étudiants seront appelés à réaliser des tâches dans le cadre de simulations de situations cliniques, en présence d’un évaluateur.

Déraisonnable

Or, avec la hausse du nombre de cas de COVID-19 dans la région de Québec, plusieurs étudiants considèrent «qu’il n’est pas raisonnable» de maintenir ce type d’évaluation en présence dans le contexte actuel, peut-on lire dans une lettre signée par 71 externes seniors et adressée à des dirigeants de la Faculté de médecine, dont Le Journal a obtenu copie.

Plusieurs autres universités québécoises ont opté pour une formule d’examens en ligne ou ont reporté cette évaluation au printemps, indiquent les signataires. 

Des étudiants avec qui Le Journal s’est entretenu craignent notamment que la tenue de cette activité sur le campus favorise les regroupements avant et après l’évaluation. Ils sont aussi préoccupés par les risques de contamination lors du déroulement de l’exercice.

«L’objectif, ce n’est pas de ne pas avoir d’examen, c’est d’être socialement responsables. On est quand même de futurs médecins», a lancé l’un d’eux.

Présence «essentielle»

De son côté, l’Université Laval affirme que la présence sur le campus est «essentielle» pour ce type d’examen pratique. 

Une «planification rigoureuse» a été faite pour assurer le respect des mesures sanitaires: distanciation, lavage des mains et des surfaces, équipements de protection, plexiglas et minimisation des contacts, indique-t-on. 

Des membres de l’équipe ont été formés pour assurer un déroulement sécuritaire, précise le porte-parole de l’Université Laval, Simon La Terreur-Picard. 

«Nous comptons bien sûr sur la collaboration de toutes et tous pour respecter les consignes sanitaires en vigueur», dit-il.