/investigations
Navigation

Deux autres élus sont cités pour conflit d’intérêts

Coup d'oeil sur cet article

Deux autres élus municipaux sont soupçonnés d’avoir enfreint des règles d’éthique et devront s’expliquer à la Commission municipale du Québec.

• À lire aussi: 38 élus dans l’eau chaude

Dans un cahier spécial publié samedi dernier, notre Bureau d’enquête rapportait que 38 élus de partout au Québec ont été sanctionnés ou font l’objet d’une enquête, depuis le dépôt du rapport de la commission Charbonneau en novembre 2015. 

Deux autres élus viennent d’être cités à comparaître par la Commission municipale du Québec (CMQ) pour de potentiels manquements au code d’éthique de leur municipalité.

En Outaouais

Réal Rochon. Maire de Gracefield
Photo courtoisie, MRC de La Vallée-de-la-Gatineau
Réal Rochon. Maire de Gracefield

Le maire de Gracefield, Réal Rochon, se voit reprocher neuf manquements. Il aurait notamment utilisé à plusieurs reprises son statut pour tenter d’influencer des élus et des employés, en plus de leur manquer de respect.

La CMQ reproche aussi au maire de cette petite ville de l’Outaouais d’avoir divulgué à deux reprises des informations confidentielles à des tiers. 

Plus tôt cette année, M. Rochon aurait également intimidé le représentant syndical des cols bleus. 

Il se serait aussi placé en conflit d’intérêts parce qu’il ne se serait pas retiré des discussions relatives à des griefs le concernant lors de différents comités. La date de son audition n’est pas encore connue.

En Estrie

Le conseiller de Notre-Dame-des-Bois, en Estrie, Claude Granger, est lui aussi cité en déontologie pour deux manquements.

L’été dernier, il se serait placé en conflit d’intérêts lors de l’adoption de deux résolutions concernant une entreprise qu’il venait de mettre en demeure, Domaine des Appalaches inc., chose qu’il n’aurait pas dévoilée au conseil municipal. 

Selon la CMQ, le conseiller militerait d’ailleurs depuis des années contre cette compagnie. M. Granger est en attente de sa date de comparution.   

  • Dans une lettre ouverte sur notre site, la Fédération québécoise des municipalités rappelle que, malgré les situations encore « trop nombreuses » de conflit d’intérêts, la majorité des 8000 élus municipaux du Québec sont « honnêtes » et intègres.