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Le temps, le meilleur ami d’Erin O’Toole

Le temps, le meilleur ami d’Erin O’Toole
Craig Robertson/ts/Toronto Sun/QMI Agency

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Chef du Parti conservateur du Canada (PCC) depuis cent jours aujourd’hui, Erin O’Toole devra trouver une façon de convaincre davantage de Canadiens de l’appuyer. Malheureusement, pour lui, ce n’est pas une opération qui se fait en claquant des doigts.

Lorsqu’on regarde les sondages, on note que l’aiguille n’a pas beaucoup bougé depuis l’arrivée du député de Durham à la tête du PCC. Le parti se retrouve toujours à 30% dans les intentions de vote, soit quatre à six points derrière les libéraux de Justin Trudeau.

Le défi, pour M. O’Toole, est de dépasser ce fameux 30% – qui est la base électorale traditionnelle pour les conservateurs. En 2015, ils ont obtenu 31,9%, tandis qu’ils ont reçu 34,3% des votes en 2019.

Au cours des dernières semaines, M. O’Toole a été solide. Il n’a pas commis d’erreurs graves. On sent qu’il est peu à peu en train d’apprendre le métier de chef. Un métier qui s’apprend sur le tas, comme on dit.

Pour pouvoir réaliser son rêve de gouverner le pays, Erin O’Toole devra aussi regarder du côté de ses adversaires. Tandis que la situation est plutôt stable du côté du Bloc québécois, l’arrivée d’une nouvelle cheffe au Parti vert du Canada est une bonne nouvelle pour M. O’Toole.

Annamie Paul, élue en octobre dernier, a connu de bons résultats lors de l’élection partielle dans Toronto-Centre, le mois dernier. Elle s’exprime très bien dans les deux langues et elle a un discours rafraîchissant. Du nouveau, ça fait toujours du bien. Par contre, comme pour le chef conservateur, la cheffe du Parti vert n’est pas connue du grand public. Seul le temps va pouvoir les aider.

Les conservateurs aimeraient sans doute aussi que le Nouveau Parti démocratique puisse connaître une meilleure performance lors de la prochaine campagne. Cependant, à regarder aller Jagmeet Singh depuis quelque temps, le chef conservateur doit se dire que les chances sont plutôt minces.

Pour le chef conservateur, l’occasion de travailler avec les autres partis d’opposition pour défaire le gouvernement arrivera plus tôt que tard. Avec la mise à jour économique présentée par la ministre des Finances, Chrystia Freeland, en début de semaine, on se doute très bien que le prochain budget, en 2021, sera à saveur hautement électorale.

Plusieurs députés et conseillers vont dire au chef conservateur qu’il faut défaire le gouvernement à tout prix. C’est tout à fait naturel de penser ainsi quand tu es aussi impliqué dans la joute politique et que tu es tanné de siéger sur les banquettes de l’opposition.

Cependant, à ce moment précis, Erin O’Toole devra se rappeler que le temps est son meilleur ami.