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Adieu paons, singes et petit cheval: seuls les chiens de soutien émotionnel pourront voler aux États-Unis

Une Américaine avait réussi en 2019 à voyager en cabine avec son cheval miniature lors d’un vol d’American Airlines, cette dernière soutenant que la présence de l’animal l’aidait au quotidien à gérer ses crises d’anxiété.
AFP Une Américaine avait réussi en 2019 à voyager en cabine avec son cheval miniature lors d’un vol d’American Airlines, cette dernière soutenant que la présence de l’animal l’aidait au quotidien à gérer ses crises d’anxiété.

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Vous ne pourrez plus prendre l’avion avec votre paon ou votre hamster de soutien émotionnel aux États-Unis. Mais avec un chien, ou même deux, ont décidé les régulateurs américains. 

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Le ministère du Transport a rendu mercredi une décision finale sur quels « animaux d’assistance » les compagnies américaines vont être obligées d’accepter sur les vols aux États-Unis.

Le nombre de personnes prenant l’avion avec un animal de soutien émotionnel a explosé ces dernières années, avec des voyageurs cherchant à embarquer avec des cochons, des perroquets, des singes, des canards, un paon et même (oui, oui) un petit cheval.

Un casse-tête pour les compagnies aériennes, sous pression des militants de la santé mentale pour accueillir ces voyageurs.

Mais le ministère a estimé qu’il y avait une augmentation des perturbations à bord provoquées par « des espèces peu communes » et des animaux pas habitués à se retrouver dans une cabine et au comportement donc imprévisible, « ce qui a sapé la confiance de la population dans les animaux d’assistance légitimes ».

Conclusion: seul le meilleur ami de l’homme, le chien, peut être considéré comme un animal de soutien émotionnel et par conséquent obtenir l’autorisation d’accompagner les personnes ayant des problèmes physiques, mentaux ou psychiatriques.

Les autres? Ce sont juste « des animaux de compagnie ».

La décision définit l’animal d’assistance comme « un chien formé individuellement à faire des tâches bénéficiant à une personne ayant un handicap ».

Cela signifie que les compagnies imposeront des formulaires du ministère du Transport, attestant que le chien est en bonne santé et a été formé; et pour les longs vols, qu’il « peut soit ne pas se soulager, soit se soulager de manière hygiénique ».

Toute personne se conformant à ces règles peut amener deux chiens avec elle, et la compagnie ne peut pas refuser de race de chien en particulier.

Quant aux autres bêtes (de petite taille, entendons-nous), elles peuvent être amenées à bord en tant qu’animaux de compagnie, dans des petites cages à mettre sous les sièges si la compagnie l’autorise, souvent contre des frais supplémentaires.