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Dérapages sur le vaccin

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La réaction outrée des autorités européennes à l’approbation du Royaume-Uni du vaccin Pfizer/BioNTech devrait servir d’avertissement aux partis d’opposition à Ottawa.

Conservateurs, néo-démocrates et bloquistes déchirent leur chemise depuis des jours pour dénoncer la stratégie du gouvernement Trudeau relativement au déploiement du vaccin au pays. 

C’est leur rôle de critiquer, mais ils sont ces jours-ci en proie à des dérapages.

Le chef conservateur martèle depuis des jours que des milliards de personnes seraient vaccinées avant les Canadiens, ne se basant sur aucune preuve. 

Yves-François Blanchet accuse lui aussi le gouvernement Trudeau d’avoir été « incapable de conclure des ententes avec des fournisseurs pour que les Québécois soient vaccinés en même temps que tout le monde ».

Jagmeet Singh, lui, est carrément tombé dans l’absurde pour illustrer l’importance d’avoir un vaccin, en donnant l’exemple d’une mère monoparentale qui peine à joindre les deux bouts parce qu’elle a perdu deux de ses trois jobs. 

Suis-je seul à penser que le problème est plutôt que cette dame doit avoir trois jobs pour survivre ?

Politique

En réalité, il est encore trop tôt pour savoir si les Canadiens seront en effet relégués au bout de la file pour obtenir un vaccin sécuritaire.

De nombreux experts estiment plutôt que le Canada est sur la bonne voie pour obtenir des doses au moment opportun.

Le Royaume-Uni a fait l’histoire, hier, en étant le premier pays à donner le feu vert à un vaccin contre le coronavirus. Une décision jugée irresponsable par les autorités sanitaires européennes, qui prendront une décision d’ici le 29 décembre, ont-elles annoncé. 

Il n’en reste pas moins que le gouvernement Trudeau est en partie responsable des critiques qu’il s’attire. La communication n’a jamais été son fort. Il devra bientôt dissiper le flou qui entoure son plan de distribution du vaccin.

Mais la sortie vitriolique de l’Europe contre le gouvernement de Boris Johnson démontre toute la complexité de l’enjeu, et que les oppositions devraient en beurrer moins épais.