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Des débuts professionnels en pleine pandémie

Cédric Paré et Félix Robert amorceront leur saison dans la ECHL la semaine prochaine

Cédric Paré avec les Grizzlies de l'Utah
Photos courtoisie, Tim Broussard et d'archives, Didier Debusschère Cédric Paré et Félix Robert (médaillon) entameront un nouveau chapitre de leur carrière après avoir respectivement porté les couleurs de l’Océanic et du Phoenix l’an passé dans la LHJMQ.

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Pendant que le mystère plane toujours concernant le début de saison de la Ligue nationale de hockey, les attaquants Cédric Paré et Félix Robert se préparent à vivre leurs débuts professionnels dans un contexte particulier avec leur équipe de la ECHL. 

Troisième niveau en importance du hockey nord-américain, la ECHL sera la seule ligue professionnelle à redémarrer ses activités alors que l’état de la pandémie de COVID-19 continue de s’aggraver aux États-Unis. 

Les Grizzlies de l’Utah (Paré) et les Nailers de Wheeling (Robert) font partie des 13 formations du circuit qui ont décidé d’aller de l’avant avec une saison de 72 parties à partir du 11 décembre. Les autres équipes amorceront un calendrier de 62 parties le 15 janvier. 

Au jour le jour 

Tests de dépistage à leur départ, puis à leur arrivée dans leur nouvelle ville, masques à l’intérieur de l’aréna, sorties extérieures limitées à l’essentiel, les deux Québécois doivent se soumettre à une série de mesures sanitaires en cette saison spéciale, mais le jeu en vaut largement la chandelle. Ils vivent chacun en appartement avec d’autres coéquipiers.  

« Quand la ECHL a dit qu’elle allait repartir le 11 décembre, j’ai dit à mon agent que je voulais jouer dans la ligue et plusieurs équipes ont montré de l’intérêt. Avec Utah, le coach m’aime vraiment et j’ai un bon feeling

« On m’a dit que c’était une des meilleures places de la ligue », a souligné Paré, ex-membre de l’Océanic de Rimouski, lors d’un entretien avec Le Journal.  

On peut le comprendre puisque les Grizzlies, qui sont affiliés à l’Avalanche du Colorado, jouent leurs parties locales au Maverik Center de Salt Lake City, là où les équipes canadiennes masculine et féminine ont savouré l’or aux Jeux de 2002. L’esprit olympique se fait d’ailleurs toujours sentir, selon le Lévisien. 

« Il y a des affiches de Salt Lake 2002 autour de l’aréna, mais j’étais trop jeune pour me rappeler des Jeux. Non, je n’ai pas vraiment d’inquiétudes et je prends ça au jour le jour. Ce qui est différent, ici, rien n’est fermé et tout est ouvert. On aura même des spectateurs dans les estrades [1800 sur une capacité de 10 100, NDLR]. Je suis pas mal convaincu qu’il n’y aura pas trop de problèmes. »  

« Honnêtement, je n’ai pas d’inquiétudes, mais on sait jamais si ça peut être notre équipe ou notre adversaire qui peut être contaminé, a reconnu Félix Robert, qui a signé un contrat à deux volets (LAH et ECHL) avec l’organisation des Penguins de Pittsburgh. On espère jouer nos 72 parties sans problèmes, mais on est conscient qu’il peut y avoir des éclosions quelque part. » 

« Ça fait du bien »

Malgré ce nuage d’incertitudes, les deux joueurs ont rapidement retrouvé plaisir à partager des moments avec leurs coéquipiers. 

« Ça fait du bien de retourner dans une structure et j’en avais besoin, a lâché Robert, un ancien du Phoenix de Sherbrooke. On continuait à s’entraîner, car on sait que c’est important, mais quand on n’a jamais de nouvelles, ça commence à être frustrant et on manquait de patience. »

« D’être avec d’autres joueurs sur la glace, c’est spécial et ça me manquait de lancer sur un gardien, de faire des passes et des exercices collectifs, a renchéri Paré. C’est le fun être dans la chambre. »  

Des objectifs similaires

Finaliste au titre de joueur par excellence de la LHJMQ en vertu d’une récolte de 92 points en 46 parties, l’an passé, Félix Robert n’entend pas se contenter d’un rôle de figurant à ses premiers pas sur la scène professionnelle. 

« Je ne me mets pas d’objectifs de points ou de performance, mais mon but est d’être un joueur d’impact dans l’équipe et que le coach n’ait pas le choix de m’utiliser, a assuré le joueur de 21 ans des Nailers de Wheeling. Je veux devenir meilleur à tous les jours. » 

Natif de Lambton, Robert partage son quotidien avec trois compatriotes québécois, ce qui a facilité son adaptation depuis son arrivée dans la ville de Virginie-Occidentale, dimanche dernier. 

La constance pour Paré

Cédric Paré lors d’une rencontre avec l’Océanic la saison dernière.
Photo d'archives, Didier Debusschère
Cédric Paré lors d’une rencontre avec l’Océanic la saison dernière.

Cédric Paré a adopté une approche semblable à celle de Robert en prévision de ses débuts. Par le passé, ce dernier a participé aux camps des Bruins de Boston et des Jets de Winnipeg. Il avait été un choix de sixième ronde des Bruins, en 2017. 

« Je veux m’adapter le plus vite possible à ce niveau et à cet environnement, a-t-il soutenu. Offensivement, je veux jouer ma game et être constant soir après soir ainsi que jouer dans les deux sens de la patinoire. »

Auteur de 88 points en 64 parties l’an passé aux côtés d’Alexis Lafrenière, Paré estime avoir appris de sa dernière campagne dans les rangs juniors.

« J’ai vraiment eu un bon début de saison, mais j’ai été un peu moins efficace ensuite. Il y a la constance. Quand tu penses que ça va être facile, ce ne sera pas facile et il faut que tu doubles d’efforts. » 

Il a également apprécié les moments en compagnie de Lafrenière, le tout premier choix au total de la dernière séance de sélection par les Rangers de New York. 

« De le voir faire des affaires et des petits trucs auxquels je ne pensais pas, ça m’a permis d’essayer de les faire. Tu apprends beaucoup d’un gars comme lui. »