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Encore une poursuite contre Bigarade

La propriétaire n’aurait pas remboursé ses prêts

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La propriétaire de la compagnie Bigarade est encore une fois dans l’eau chaude tandis qu’une banque vient de déposer une nouvelle poursuite civile contre elle, lui réclamant près de 90 000 $ en prêts qu’elle n’aurait pas remboursés.

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Selon cette poursuite déposée au palais de justice de Montréal la semaine dernière, l’entrepreneure Geneviève Allard-Lorange devrait un total de 87 920,06 $ à la Banque de développement du Canada, pour trois prêts effectués entre 2016 et 2019. 

La compagnie Bigarade, qui se targue de produire de la literie locale écoresponsable et qui a commencé à vendre des masques durant la pandémie, aurait cessé ses paiements à la banque « depuis plusieurs mois », indique le document de cour.

Or, malgré une mise en demeure le 20 octobre dernier, la Banque n’aurait toujours pas revu la couleur de son argent, même si la femme d’affaires « n’[a] jamais nié devoir les sommes réclamées », peut-on lire. 

La compagnie et sa propriétaire avaient déjà fait les manchettes cet été parce que l’entreprise n’arrivait pas à fournir à la demande, si bien que des milliers de clients n’ont jamais reçu les masques qu’ils avaient commandés, et ce, sans être remboursés.  

  • Écoutez l'entrevue de Geneviève Pettersen avec Marie-Christine Bergeron, journaliste d’enquête pour J.E., sur QUB radio:   

Plusieurs poursuites

Parmi eux, le CISSS de la Montérégie-Ouest n’aurait reçu que 7500 des 30 000 masques commandés, même si l’établissement avait déjà payé la note de 241 447 $, souligne une autre poursuite, déposée en août. 

Dominic Gagnon, un entrepreneur montréalais qui aurait fourni un soutien financier et entrepreneurial à Bigarade, a également déposé une poursuite contre l’entreprise cet été, réclamant près de 400 000 $ pour son travail impayé.

De nombreux problèmes de gestion, de refus de paiements et de conditions de travail difficiles avaient aussi fait surface, rapportés par des employés qui dénonçaient le climat de peur et de manipulation instauré par la propriétaire.

La compagnie a finalement annoncé sa fermeture, après plusieurs plaintes et poursuites. 

Le Journal n’a pas été en mesure de joindre la femme d’affaires au sujet de la nouvelle poursuite jeudi. 


Geneviève Allard-Lorange était de passage jeudi soir à J.E. pour tenter d’expliquer ce qui s’est passé avec son entreprise, qui avait pourtant le vent dans les voiles en début de pandémie.