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«J.E» retrouve l’entrepreneure derrière le fiasco de Bigarade

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Durant la première vague de la pandémie, le premier ministre François Legault présentait à ses points de presse quotidiens des masques conçus par des entrepreneurs québécois en rappelant l’importance de l’achat local à l’heure où l’économie était mise à mal par la COVID-19. 

Cet appel, beaucoup de Québécois l’ont entendu en encourageant des entreprises qui, comme Bigarade, ont commencé à fabriquer des couvre-visages. L’aventure de cette entreprise montréalaise installée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve a toutefois viré au cauchemar pour plusieurs employés et fournisseurs qui attendent toujours d’être payés, mais aussi pour 5500 clients qui n’ont jamais reçu les masques commandés, comme le raconte ce jeudi «J.E».

L’équipe a retrouvé l’entrepreneure Geneviève Allard-Lorange, propriétaire de Bigarade, en plus d’interroger l’ancienne directrice générale et d’ex-employés.

«Geneviève Allard-Lorange l’avoue elle-même, elle n’est pas une bonne gestionnaire», a dit en entrevue la journaliste Marie-Christine Bergeron.

Photo Joël Lemay

«Elle fait son mea culpa et dit notamment qu’elle s’est associée à de mauvaises personnes. Elle dit qu’elle n’a pas bien géré, qu’elle est prête à prendre une partie du blâme, mais elle jette aussi le blâme sur d’autres personnes. «J.E» se demande où l’argent des profits est passé», a indiqué celle qui pilote l’émission d’enquête du Groupe TVA.

Son entreprise spécialisée dans la confection de literie, qui a obtenu beaucoup de visibilité avec ses masques au début de la crise sanitaire, notamment en passant à ««Salut Bonjour», a dû fermer ses portes après avoir fait l’objet de multiples plaintes et poursuites. Des articles ont aussi évoqué des conditions de travail difficiles.

En plus de ne pas avoir livré la marchandise, on disait que Santé Canada avait approuvé les masques de Bigarade, vendus 20 $ l’unité, ce qui s’est avéré faux.

«L’entreprise avait le vent dans les voiles, mais les plaintes se sont accumulées, on le voyait sur les réseaux sociaux et sur notre boite vocale. On a voulu voir ce qui s’est passé pour que d’anciens partenaires et le CISSS de la Montérégie-Ouest poursuivent Mme Allard-Lorange. On parle aussi à d’anciens employés qui n’ont pas été payés», a relaté Marie-Christine Bergeron.

Aujourd’hui, Genevière Allard-Lorange a cessé ses activités professionnelles et dit vouloir se refaire une santé. «Elle dit qu’elle n’a plus rien et qu’elle a tout perdu», a indiqué Mme Bergeron.