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Pêche aux petits poissons des chenaux: la nervosité s’installe

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Les pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, s’inquiètent de l'attente pour l’obtention du feu vert de la Santé publique, alors que l’autorisation a été accordée pour la pêche sur glace à Bécancour et la pêche sur le lac Saint-Pierre à Yamachiche.

«On commence à stresser pas mal», a avoué Stéphane Roy, propriétaire du centre de pêche Grimard. «Les heures passent. Ça fait trois jours qu’on espère chaque jour avoir une réponse qui ne vient pas.»

Un point de vue qui est partagé par Mario Leduc, propriétaire du centre de pêche du même nom: «Ça n’a pas de bon sens fermer la plus grosse industrie hivernale de Sainte-Anne-de-la-Pérade.»

Pour plusieurs pourvoyeurs, si le conseil municipal avait donné son appui à l’organisation, la Santé publique aurait déjà donné son accord.

La mairesse a plutôt publiquement affirmé que le conseil ne cautionnait pas la saison de pêche cette année.

«On est attristés par les propos de notre mairesse», a notamment affirmé M. Leduc.

TVA Trois-Rivières a également appris que, malgré la sortie publique de la mairesse, Diane Aubut, aucune résolution n’a été votée pour demander à l’organisation de ne pas tenir de saison de pêche.

Les discussions sur le sujet n’auraient d’ailleurs pas fait l’unanimité au sein même du conseil.

«Je pense que la municipalité fonctionne beaucoup avec des ouï-dire, des commentaires et rumeurs de citoyens», s’est désolé Steve Massicotte, représentant de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. «Moi, j’inviterais la population qui est pour d’appeler à la municipalité.»

Selon l’association, en coupant de moitié les heures d’ouverture et en n’acceptant que la clientèle régionale, le plan présenté à la Santé publique va plus loin que les mesures imposées ailleurs.

«Toutes les pourvoiries vont être ouvertes, vont pouvoir prendre le plan national», s’est étonné M. Massicotte. «Est-ce qu’on peut dire que c’est un peu de discrimination?»

Pendant ce temps, les bureaux des ministres Jean Boulet et Sonia LeBel tentent toujours de trouver une solution pour accommoder les pêcheurs.