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Plus d’employés infectés dans les vieux hôpitaux

L’INSPQ s’est penché sur la séroprévalence de la COVID

Hôpital Sacré-Cœur
Photo d’archives, Chantal Poirier À l’Hôpital du Sacré-Cœur les espaces de travail sont plus restreints pour les employés, selon la présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Nord-de-l’Île.

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Les employés des hôpitaux les plus vétustes de Montréal ont été plus nombreux à contracter la COVID-19, illustre une nouvelle étude.

Les hôpitaux du Sacré-Cœur, de Verdun, Maisonneuve-Rosemont et Lakeshore de Montréal font piètre figure comparativement à ceux récemment construits ou rénovés comme le CHUM, le CUSM ou encore l’Hôpital général juif. Davantage de travailleurs y ont contracté la COVID-19, selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Une étude menée sur la séroprévalence de la COVID-19, soit la présence d’anticorps dans le sang, auprès de 2000 travailleurs de la santé de huit hôpitaux de Montréal montre un taux « assez élevé » de 14 % chez ces derniers.

« Ça met bien en lumière comment les travailleurs de la santé sont plus à risque que la population générale », dit le chercheur Nicholas Brousseau. 

Mais si les taux varient de 5 à 7 % dans les nouveaux hôpitaux, les plus vieux comme du Sacré-Cœur, affichent une séroprévalence de 18 % à 32 %.

À savoir si la vétusté a joué un rôle dans la propagation de la COVID-19 chez les employés, le Dr Brousseau indique qu’il s’agit d’une hypothèse que son étude ne peut « ni confirmer ni infirmer ».

Les hôpitaux avec un taux de séroprévalence élevé ont aussi connu des éclosions sur différentes unités, lors de la première vague de la pandémie. Mais l’étude ne pouvait pas déterminer où exactement les travailleurs avaient contracté le coronavirus.

Autres facteurs

« Oui, [la vétusté] a peut-être joué un rôle, mais il y a probablement d’autres facteurs aussi », affirme le microbiologiste Karl Weiss. Il cite notamment la ventilation ou le port d’équipements de protection comme les masques N95.

« La vétusté des lieux a un impact majeur », croit quant à elle la présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Nord-de-l’Île – FIQ, Kathleen Bertrand. 

Pour la Dre Marie-Michelle Bellon, la vétusté « entre en ligne de compte ». Elle remarque aussi dans l’étude que les infirmières et les préposés sont les employés les plus touchés. Aussi, les employés d’unités COVID-19 sont plus atteints que ceux des soins intensifs, qui portent des masques N95, fait-elle valoir.

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