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Amende et suspension pour Marc-André Barriault

Le Québécois ne pourra pas revenir dans l’octogone avant le 20 mars 2021

UFC Fight Night: Barriault v Piechota
Photo d'archives La victoire de Marc-André Barriault contre Oscar Piechota en juin 2020 a été transformée en combat sans décision.

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Malgré ses nombreuses tentatives pour prouver son innocence, Marc-André Barriault n’a pas réussi à être blanchi par les instances de la Commission athlétique du Nevada. Le Québécois a écopé hier d’une suspension de neuf mois et d’une amende de 2100 $ pour avoir échoué à un test antidopage après sa victoire contre Oskar Piechota, le 20 juin dernier, à Las Vegas. 

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Le combattant de 30 ans devra également payer les frais d’audition de 254,38 $ selon le site mmajunkie.com. Il ne faut pas oublier les milliers de dollars qu’il a dû débourser pour tester cinq produits qui auraient été contaminés à l’ostarine, le produit dopant qui a été décelé dans les analyses de Barriault.

Au total, cette mésaventure lui a coûté 7500 $ jusqu’à maintenant. 

Ce n’est pas tout. Sa victoire par knock-out enregistrée contre Piechota, le 20 juin dernier à Las Vegas, a été transformée en combat sans décision. Un dur coup pour le Gatinois d’origine. 

Barriault et son gérant, Stéphane Patry, n’ont pas voulu commenter la sanction de la Commission athlétique du Nevada lorsque le représentant du Journal de Montréal les a contactés en fin de journée jeudi. 

« Il reste encore des choses à régler avec l’agence américaine antidopage [USADA], donc nous ne ferons pas de déclaration à ce sujet pour le moment », a mentionné Patry lors d’un court message texte. 

Sanction plus lourde ?

Durant l’enquête, Barriault a collaboré avec les autorités concernées. Il a bien fait, parce qu’il était passible d’une suspension de deux ans de la Commission du Nevada et de l’USADA. 

Cependant, le clan de Barriault a été en mesure de négocier une sanction moins lourde en raison des quantités infimes d’ostarine retrouvées dans les échantillons du combattant. Depuis le premier jour de cette histoire, le Québécois s’est toujours défendu en disant qu’il n’avait pas pris ce produit dopant de façon intentionnelle. 

Avec une suspension de neuf mois, Barriault pourrait revenir dans l’octogone à compter du 20 mars 2021. Cette sanction arrive à un bien mauvais moment pour lui. Quelques heures après son duel contre Piechota, il avait signé un nouveau pacte de quatre combats avec l’UFC. Aux dernières nouvelles, l’entente est toujours valide. 

Tomber dans le panneau

On se souvient de l’histoire racontée par Barriault dans notre édition du 21 octobre dernier. L’athlète avait reçu des échantillons gratuits d’une compagnie de suppléments de la région de Québec. 

Il ne s’était pas méfié de ce qu’il ingérait. Un de ces produits était contaminé à l’ostarine. 

Dans les semaines après son test positif à Las Vegas, les trois tests inopinés effectués par l’USADA en sol canadien se sont révélés négatifs. Cependant, les dommages étaient faits.