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Un Institut qui fera rayonner le Québec

remaniement ministeriel
Photo d’archives Le Québec a besoin d’entretenir des liens solides avec ses partenaires pour développer son économie et son influence dans le monde. La ministre Girault l’a compris et se donne les moyens pour y arriver.

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En novembre 2019, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, présentait sa mise à jour de la vision internationale du Québec. Des objectifs ambitieux dans un contexte économique et financier rarement vu dans l’histoire du Québec permettaient de rêver aux plus grands sommets.

La pandémie a ralenti le déploiement du plan de match, mais cela n’a pas empêché la ministre de préparer le terrain pour placer le Québec sur la voie de la relance économique et diplomatique.

L’école des diplomates 

Chaque ministre des Relations internationales et de la Francophonie contribue à élever la réputation internationale du Québec. Avec l’Institut de la diplomatie du Québec, la ministre Girault nous laissera un legs important pour les générations suivantes.

L’Institut rassemble nos meilleurs spécialistes en la matière provenant de neuf centres de recherche, chaires ou universités québécoises. Ils offriront des formations adaptées aux besoins de nos diplomates d’aujourd’hui et de demain. 

Dans un monde en évolution, le cursus touchera des domaines divers tels que les dynamiques interculturelles, la gestion des risques, la négociation ou la sécurité.

Ayant moi-même participé à plus de 50 missions économiques et politiques à l’extérieur du Canada, je crois que cette idée est susceptible d’être l’une des plus importantes contributions à la professionnalisation de notre réseau du Québec à l’étranger.

  • Écoutez la chronique d'Harold Fortin au micro de Pierre Nantel sur QUB radio:

L’évolution du soft power

Défini comme la capacité d’un État à influencer d’autres États sans usage de la coercition, le soft power est un domaine dans lequel le Québec est un leader. 

Notre réseau des représentations à l’étranger a atteint un niveau de maturité exceptionnel comparativement aux autres États fédérés dans le monde. Sur les 10 États étudiés dans le cadre d’un rapport du Conseil britannique du Pays de Galles publié en 2018, le Québec se classait bon premier. 

Fortes de notre présence internationale dans 18 pays, les 33 représentations du Québec peuvent jouer un rôle encore plus économique qu’auparavant parce qu’elles ont une crédibilité établie.

À la conquête du monde

Nous sommes tous fiers de nos artistes et de nos entrepreneurs qui font rayonner le Québec à l’international. J’ajoute aujourd’hui la catégorie de celles et ceux qui contribuent à ouvrir les portes du monde pour faciliter nos échanges. 

J’ai eu l’occasion de voir tout notre potentiel à l’œuvre aux quatre coins de la planète et, surtout, l’engagement de ceux qui nous représentent à l’étranger. Ils sont des acteurs-clés de la relance économique. 

Quand on sait qu’en 2019, nos exportations ont atteint 93,3 G$, on comprend vite pourquoi ce qui se passe ailleurs a des répercussions bien réelles ici. 

Mais ce nouvel accent mis sur la diplomatie économique devra s’intégrer à la diplomatie climatique et culturelle qui permet au Québec, depuis plusieurs années, de se différencier à l’échelle internationale.  

La diplomatie, ce n’est pas que des cocktails. C’est une vitrine par laquelle nous pouvons montrer au monde ce qui fait notre spécificité.