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Un retour au jeu est-il réaliste dans la LNH?

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Photo d’archives Personne ne peut assurer pour l’instant si Jason Zucker et Shea Weber vont renouer avec l’action dans un avenir rapproché.

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Gary Bettman pense que la Ligue nationale de hockey pourra reprendre ses activités normalement à compter de la saison 2021-2022. C’est ce qu’il a déclaré dans le cadre d’une conférence vidéo avec le Sports Business Journal, hier.

Entre-temps, le commissaire de la LNH cherche toujours à s’entendre avec l’Association des joueurs sur un protocole de retour au jeu en janvier. 

Mais n’allons pas plus loin sur ce point. 

Mettons ces négociations de côté. Personne ne veut savoir comment ça se réglera, de toute façon.

Une vague encore plus forte

La question qu’il faut se poser est celle-ci : est-ce réaliste de vouloir tenir une saison dans les conditions sanitaires actuelles ?

La deuxième vague de COVID-19 frappe encore plus fort que celle du printemps dernier. Au Canada, les provinces de l’ouest, où on compte quatre équipes de la LNH, écopent au même rythme que les autres cette fois-ci.

Le Québec et l’Ontario, qui sont les deux provinces les plus populeuses au pays, demeurent les plus touchés.

Aux États-Unis, les cas ont dépassé la barre du million dans les États de la Californie, qui compte trois équipes de la LNH, de la Floride (deux) et du Texas (une), depuis le début de la pandémie.

Les gens ayant été atteints ou qui souffrent du virus en ce moment se comptent par centaines de milliers dans 33 autres États.

Comment la LNH peut-elle penser à présenter une saison dans les circonstances ?

Ça paraît illogique.

Ça se complique dans la NFL

Vous direz que la saison suit son cours dans la Ligue nationale de football. Mais plus ça avance, plus ça devient difficile. 

Les Ravens de Baltimore et les Steelers de Pittsburgh ont pu finalement s’affronter hier après que le match eut été reporté trois fois.

La NFL envisage maintenant de présenter les séries éliminatoires dans des villes-bulles.

La NBA doit amorcer sa saison le 22 décembre, mais les équipes passeront-elles à travers un calendrier qui a été réduit de 82 à 72 matchs ?

Personne ne joue ou presque

Pour ce qui est des ligues de hockey mineures, la Ligue américaine prévoit amorcer ses activités le 5 février. Mais le circuit n’a toujours pas annoncé le mode de fonctionnement qu’elle entend mettre de l’avant.

La East Coast League a dévoilé, quant à elle, en octobre dernier, un calendrier de 72 rencontres pour une ligue qui sera réduite à 13 formations, au lieu des 23 habituelles. 

Mais on semble parler d’un essai, car pour le moment, le calendrier ne s’étend que sur une période allant du 11 décembre au 15 janvier.

Au niveau junior, plus rien ne va dans la Ligue junior majeur du Québec. La date du 17 janvier a été ciblée pour une reprise des activités, mais on peut parler davantage d’un souhait. C’est déjà un miracle que la ligue ait réussi à présenter 111 matchs.

Les équipes des ligues de l’Ontario et de l’Ouest n’ont toujours pas joué ni celles des universités canadiennes. 

Du côté sud de nos frontières, quelques matchs ont été disputés dans la NCAA.

Quel est votre intérêt ?

Du côté de la télévision, les réseaux sportifs accusent des chutes d’auditoire considérables.

Voyez ces chiffres aux États-Unis : tournoi de la Coupe Stanley, - 38 % ; dernière ronde du Masters, - 48 % ; dernière ronde du US Open, - 55 % ; le Preakness (course de chevaux), - 56 %.

La NFL s’en tire mieux avec une baisse de 6 %, ce qui représente plus de 14 millions de téléspectateurs. Les pertes s’élèvent toutefois à 16 % pour les matchs du jeudi et du lundi soir.

Si la NFL demeure solide financièrement parlant, ce n’est pas la première année que ses cotes d’écoute diminuent. C’est une tendance qui se maintient depuis que la ligue a été trouvée coupable d’avoir longtemps caché à ses joueurs les effets pernicieux des commotions cérébrales.

Chez nous, TVA Sports et le Réseau des sports sont grandement affectés aussi, mais les chiffres circulent moins.

L’analyse est facile à faire. 

Les sportifs de salon n’ont pas vraiment la tête à regarder du sport en ces temps troubles. Les priorités ont changé.

On est tous dans l’attente d’un retour à la normale.

Pourquoi le Montréal FC ? 

Passons à un autre registre pour conclure.

L’Impact songerait à laisser tomber son surnom pour devenir le Montréal FC. 

C’est à la mode dans la MLS. Pas moins de 11 équipes portent l’appellation Football Club.

Je ne vois pas la nécessité pour l’Impact de procéder à un changement de sa marque de commerce. Ce serait comme si on ajoutait les lettres HC, pour hockey club, pour le Canadien.

À l’heure où on observe une baisse marquée de l’utilisation du français à Montréal, l’Impact serait maladroit de modifier son identification.

Nous nous sommes habitués à l’Impact.

Je ne sais pas si les dirigeants de l’équipe pensent que le Montréal FC lui donnerait une identification internationale sur la planète soccer.

Personnellement, je doute que ça changerait les choses.

Les gens de l’Impact devraient concentrer leurs efforts à offrir un bon produit sur le terrain. C’est ce que veulent ses partisans.