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Négociations publiques: la CSQ brandit la menace d’une grève

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Devant ce qu’elle qualifie d’«impasse» des négociations dans le secteur public, la Centrale syndicale du Québec (CSQ) a annoncé, vendredi, qu’elle pourrait déclencher une grève «si le cadre financier du gouvernement n’évolue pas significativement au cours des prochaines semaines».

Le conseil général des négociations de la CSQ a voté pour la recherche d’un mandat de grève auprès des membres du syndicat, qui représente 125 000 personnes dans les secteurs public et parapublic.

Les mandats de grève, si obtenus, pourront aller «jusqu’à l’équivalent de cinq jours», a annoncé la CSQ.

«Après plusieurs dizaines de rencontres à nos tables de négociations et après avoir revu nos revendications en mai dernier afin de tenir compte de la situation sanitaire et économique, le gouvernement refuse toujours de revoir son cadre financier afin de donner un coup de barre nécessaire pour freiner l'hémorragie qu'on observe dans nos services publics», a déclaré la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, par communiqué.

Le syndicat réclame la fin du «sous-investissement» et de la pénurie de main-d’œuvre qui compliquent les conditions de travail notamment des travailleuses de la santé et du personnel enseignant, ces derniers étant les «moins bien rémunérés de toutes les provinces canadiennes», a rapporté Sonia Éthier.

La convention collective des employés de la fonction publique est échue depuis le 31 mars dernier.

Le 25 novembre dernier, huit syndicats du secteur public étaient dans la rue pour réclamer de meilleures offres du gouvernement Legault. Ces syndicats représentent plus de 500 000 travailleurs.