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Pierre Fitzgibbon rêve d’avoir Le Panier bleu chez Amazon

Le ministre espère conclure un partenariat avec le privé en septembre prochain

Panier Bleu
Photo d’archives, Didier Debusschère Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en avril dernier, lors du lancement du Panier bleu.

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Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, rêve que Le Panier bleu financé par l’État à hauteur de 4,12 M$ soit chez le géant américain Amazon pour favoriser nos commerçants.

«Un de mes rêves, ça serait d’avoir Le Panier bleu chez Amazon», a confié le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en commission plénière, jeudi, au député de Québec solidaire d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc.  

Lancé en avril dernier «pour dynamiser l’achat local» en pleine crise sanitaire, Le Panier bleu a pour mission de faire «rouler l’économie d’ici».

«Pourquoi? Il y a deux choses. Il y a des commerçants québécois et des produits québécois. Il y a des gens qui veulent aller chez Amazon, on ne va pas les empêcher, mais si, chez Amazon, les compagnies québécoises, qui produisent au Québec, ont leurs produits là identifiés. Pourquoi pas?» s’est-il demandé. 

Pour Pierre Fitzgibbon, le fait qu’Investissement Québec (IQ) aide les entreprises québécoises à vendre sur Amazon est une «initiative extraordinaire» pour que leurs produits soient vendus ici ou à l’étranger.

Hier, ces propos ont écorché les oreilles de Vincent Marissal, député de Rosemont de Québec solidaire, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie. 

«Pour qui travaille le ministre? Pour l’économie du Québec? Pour les commerçants et les PME ou pour Amazon? Un v.-p. d’Amazon n’aurait pas tenu un discours différent», a-t-il dénoncé au Journal.

Vincent Marissal dit avoir été surpris d’entendre que le ministre prévoit un partenariat avec le privé en septembre prochain. «Est-il au courant des pratiques d’Amazon? Amazon est le champion des vampires», a-t-il lancé.

Produits chinois

Ces dernières semaines, Le Panier bleu a dû faire face aux critiques concernant la provenance de certains produits de Chine ou d’Europe disponibles sur son site. 

«Notre objectif est de promouvoir l’achat chez les commerçants québécois. Nous l’avons dit dès le départ», a répondu au Journal le directeur général de la plateforme, Alain Dumas, rappelant que son organisation pilote un chantier pour connaître la définition d’un produit local. 

Selon M. Dumas, il faut rendre disponibles pour les consommateurs tous les types de marchandises pour éviter qu’ils se tournent vers des sites étrangers.

«On veut être une alternative aux joueurs internationaux. Si les consommateurs veulent s’inspirer pour des cadeaux de Noël, on ne peut pas offrir que des produits, par exemple, de fabrication ou de provenance québécoise. Ils vont trouver notre base de données incomplète. Si on prend juste le secteur de l’électronique, les gens ne pourraient pas trouver de télévision sur notre catalogue», a-t-il expliqué.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Ce dernier estime que Le Panier bleu a encore toutefois du travail à faire pour améliorer son moteur de recherche. Il espère, par exemple, une meilleure référence des produits.

Aujourd’hui, Le Panier bleu compte 1,7 million de produits, selon des données de la direction, qui espère atteindre le cap du 2 millions d’ici la mi-décembre. Plus de 150 000 visiteurs uniques ont navigué sur sa page web depuis le lancement du catalogue de produits le 17 octobre.