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«Un jour, je marquerai ma part de buts avec le Canadien» — Jesse Ylönen

«Un jour, je marquerai ma part de buts avec le Canadien» — Jesse Ylönen
Photo d'archives, Agence QMI

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Jesse Ylönen est sans contredit l’un des plus beaux espoirs du Canadien de Montréal sur le plan offensif.

Repêché par l’équipe en deuxième ronde (35e au total) du repêchage de 2018, le Finlandais, qui évolue depuis trois ans au sein de la Liiga (1re division finlandaise), démontre un talent indéniable autour du filet adverse.

En mars dernier, les Pelicans, sa formation actuelle, et le clan Ylönen avaient d’ailleurs convenu qu’il était grand temps pour l’attaquant de faire le saut chez les professionnels.

Le jeune homme de 20 ans est donc débarqué à Laval le 2 mars 2020, le plan étant de lui faire terminer la saison avec le Rocket. Malheureusement, pandémie oblige, Ylönen a dû rentrer en Finlande sans avoir pu disputer un seul match en sol nord-américain.

La déception fut vive chez le blondinet longiligne. Mais rassurez-vous: il est toujours affamé et... a une grande confiance en ses moyens.

«Je crois vraiment pouvoir devenir un attaquant régulier à Montréal», a-t-il affirmé lors d’un généreux entretien avec TVASports.ca.

«Ce fut très difficile, a par ailleurs admis Ylönen à propos de son rendez-vous raté avec le Rocket. J’avais hâte de pouvoir démontrer mon savoir-faire à tout le monde. La situation actuelle n’est pas idéale pour moi. Mais c’est difficile pour tous les gens sur la planète.»

Difficile de prévoir

Questionné sur ses intentions concernant les prochaines semaines, Ylönen affirme vouloir revenir en Amérique du Nord, mais il ignore à quel moment il pourra le faire.

«C’est très difficile de prévoir quelque chose en ce moment, a-t-il dit. J’espère pouvoir revenir au Canada rapidement.»

En s’attardant aux propos d’Ylönen, on comprend très bien qu’il n’est pas le plus heureux présentement. Bien sûr, il évolue chez lui. Mais il y a quelques mois à peine, il croyait que son aventure professionnelle était lancée. Le revoilà plutôt en Finlande.

Le pire, dans tout ça, c’est que l’ailier droit connaît jusqu’ici une saison plutôt moyenne. En 19 matchs, il n’a récolté que cinq petits points. Est-ce parce qu’il s’imagine déjà avec le Rocket? Quoi qu’il en soit, le jeune homme est le premier à reconnaître qu’il doit faire mieux.

«Je ne suis vraiment pas heureux de mon rendement actuel. Je dois absolument trouver un moyen de provoquer plus de choses offensivement. C’est la raison pour laquelle je suis là!»

Le Finlandais déclare par contre être satisfait de sa progression sur le plan défensif.

«Je crois m’être beaucoup amélioré défensivement. Je cause moins de revirements et j’obtiens du temps de glace en désavantage numérique. C’est quelque chose dont je suis fier. Mais je ne veux pas que mes performances offensives en soient affectées.»

Devenir le joueur espéré

Lorsqu’il pense à son avenir, Jesse Ylönen entrevoit de grandes choses.

Posé et réfléchi, il indique toutefois vouloir «prendre le temps qu’il faut pour atteindre son plein potentiel».

Et selon lui, jusqu’où le mènera son plein potentiel?

«Je ne suis pas encore prêt et j’ai encore plusieurs années pour m’améliorer, mais je sais qu'un jour, je marquerai ma part de buts avec le Canadien. Présentement, je souhaite vraiment travailler sur l’aspect polyvalence de mon jeu. On sait tous à quel point c’est important chez les pros.

«Ce que je peux te dire, aujourd’hui, c’est qu’en poursuivant mon travail, je sais que je deviendrai le joueur espéré. Je ne sais pas quand ça arrivera, mais je sais que ce sera le cas.»

Lorsqu’on lui demande s’il sent que l’organisation du Canadien le soutient bien dans son développement depuis 2018, Ylönen répond par l’affirmative.

«Je me sens très bien appuyé par l’équipe. Les dirigeants m’aident beaucoup. Ils m’appellent deux ou trois fois par mois et me donnent leurs commentaires sur la façon dont je joue. Ils prennent aussi de mes nouvelles très régulièrement.»

La gestion de la pression

À 20 ans seulement, Ylönen représente, aux yeux de certains, un élément déterminant du futur du club montréalais.

Ressent-il une certaine pression?

«Il y aura toujours de la pression!», répond-il avec franchise.

«Je dois t’avouer que c’est parfois difficile. Mais tu dois utiliser cette pression pour performer et être meilleur. Ça fait partie de mon travail!

«Si tu n’aimes pas la pression, change d’emploi! Tu dois être capable de composer avec tout ça si tu veux atteindre les sommets de ton sport.»

Inspiré par son père Juha 

L’espoir du Canadien de Montréal Jesse Ylönen a fait ses débuts au hockey dans le cadre de petits matchs organisés dès l’âge de 3 ans, à Scottsdale, en Arizona.

«J’y ai disputé quelques matchs et j’ai tout de suite adoré, a-t-il dit, en entrevue avec le site web de TVA Sports. Puis, quelques mois plus tard, nous avons déménagé en Finlande.»

La raison de ce déménagement est fort simple. Son père, Juha, a été un joueur de hockey de la LNH, ayant porté les couleurs des Coyotes de l'Arizona, du Lightning de Tampa Bay et des Sénateurs d'Ottawa. Après 356 matchs dans le circuit Bettman, dont 15 en séries éliminatoires, il a toutefois décidé, en 2002-2003, que le temps est venu de rentrer chez lui, en Finlande. Il y terminera sa carrière en 2004.

Aujourd’hui, l’espoir du CH n’hésite pas à dire que son père a joué (et joue encore!) un grand rôle dans sa progression.

«Mon père a été l’entraîneur de mes équipes jusqu’à mes 15 ans. Nous avons toujours été très proches. Évidemment, son expérience dans la LNH fait qu’il a toujours eu de bons conseils pour moi. Il me rappelle chaque jour que je dois travailler plus fort que tout le monde pour atteindre mes buts.

«Il insiste aussi pour me dire que je dois être très fort mentalement pour faire mon chemin jusqu’à la LNH. Son dicton est: “Chaque fois que tu enfiles l’uniforme, tu as une chance de te faire valoir.”»

Plus musclé, plus fort

Sur les différentes plateformes de statistiques, Ylönen, qui mesure six pieds, affiche un poids de 167 livres. Questionné à savoir si c’était toujours le cas, le Finlandais y est allé d’une étonnante révélation: il a récemment ajouté une vingtaine de livres à sa charpente.

«Mon poids est maintenant de 187 livres, a-t-il dit. J’ai ajouté du muscle dans les derniers mois et j’en suis très fier.»

Dégourdi et très loquace, le Finlandais ajoute ceci, en éclatant de rire: «En fait, j’ose espérer que c’est 20 livres de muscle... Tu me fais réfléchir, là! Bien non, je rigole!»

Puis il poursuit.

«J’adore m’entraîner et c’est satisfaisant de voir des résultats aussi probants. Je suis aussi conscient de l’importance d’être fort dans l’univers du hockey professionnel. Honnêtement, je m’entraîne extrêmement fort pendant l’été. Je fais beaucoup de musculation (weightlifting).»

Vite sur ses patins

Ceux qui suivent la carrière d’Ylönen depuis quelques années savent à quel point il est explosif sur ses patins. À dire vrai, la vitesse représente sa qualité première. Le sympathique athlète avoue qu’il ne s’agit pas d’un hasard.

«J’ai toujours aimé courir. La course, depuis mon plus jeune âge, est un passe-temps naturel pour moi. Autant j’aime faire des sprints, autant je suis à l’aise sur de longues distances. Évidemment, ça peut avoir un impact sur la qualité de mon explosion.»