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2020, une saison d’adaptation et de résilience

La pandémie a retardé le développement des golfeurs professionnels québécois

Blurred golfer playing golf in the situation of the viris Covid 19 at beautiful golf course in the evening golf course with sunshine in thailand
Photo Adobe Stock

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Adaptation, hargne et patience. Voilà trois qualités qui devaient se trouver dans le baluchon de nos meilleurs golfeurs québécois en cette année marquée par la pandémie. La COVID-19 a provoqué de nombreux dégâts en freinant littéralement leur progression. Il ne faut toutefois pas y voir qu’un portrait sombre. L’année 2020 s’est aussi montrée formatrice.

Si certains golfeurs professionnels ont retardé leur percée vers les meilleurs circuits, comme Hugo Bernard et Joey Savoie, d’autres ont saisi le moment idéal pour se lancer dans de grands chantiers. C’est notamment le cas d’Étienne Brault et de l’amatrice Brigitte Thibault, qui ont procédé à des changements majeurs dans leur jeu.

Joey Savoie
Photo courtoisie
Joey Savoie

« Il n’y a pas de manuel d’instructions sur la façon de gérer le développement d’un golfeur en temps de pandémie. C’est un véritable défi à tous les niveaux », a signalé avec justesse Derek Ingram, l’instructeur-chef de l’équipe nationale masculine. 

Au printemps, l’incertitude planant autour des divers calendriers a démoralisé plus d’un golfeur et en a forcé d’autres à changer leur planification. En plus de les affecter psychologiquement, ils ont enregistré des pertes financières, comme la majorité des sphères de la société. Il s’agit de précieuses sommes dans un lancement de carrière.

Vagues d’annulations

Chez les pros, l’annulation des calendriers des circuits secondaires de la PGA a donné un dur coup. À cela s’est ajoutée l’annulation du processus de qualification annuel du circuit Korn Ferry, l’antichambre de la PGA. Cela a entraîné une année de retard dans le développement et fait tomber la première pièce d’un long jeu de dominos vers les circuits inférieurs. 

« Ce sont des conséquences majeures, a insisté Ingram. Dans tous les circuits, les joueurs veulent grimper à l’étape suivante. Quand on parle de faire carrière, les impacts sont directs. 

« La progression n’est pas perdue, a-t-il ajouté. Mais après de bonnes performances, il n’y a pas de récompense pour passer à l’étape supérieure. »

Bernard et Savoie ont évolué dans des circuits régionaux aux États-Unis en courant également les qualifications hebdomadaires. Rien ne pouvant se comparer au Korn Ferry ou au Mackenzie Tour. Mais des expériences enrichissantes à tous les égards, comme le révèlent des histoires racontées. 

Hugo Bernard
Photo courtoisie, Mackenzie Tour
Hugo Bernard

« J’ai vu que je fais ce que j’aime dans la vie. Je me suis promené partout aux États-Unis et savouré chacune des expériences. J’ai parfois bien joué, parfois moins bien. Mais j’ai profité de mes opportunités », a insisté Bernard en entrevue, depuis son pied-à-terre en Floride. 

« En 2020, je n’ai pas vraiment senti un recul dans ma progression, a-t-il ajouté. J’ai vécu la réalité d’un golfeur professionnel dans une année d’apprentissage. Sur le circuit canadien, peu importe ce que tu fais, tu sais que tu joueras la semaine suivante, même si ça se passe mal. Mais cette année, j’ai souvent joué pour une place limitée en tournoi, alors qu’il n’y avait pas de lendemain. » 

Changement de cap

Selon son entraîneur Daniel Langevin, il a réussi à transformer une situation franchement embêtante en une occasion de s’améliorer et se renforcer. 

« Chez certains golfeurs qui étaient prêts à passer à l’étape suivante de leur cheminement, ce qu’on a vécu cette année a signifié un net recul, a exposé l’entraîneur de plusieurs brillants espoirs professionnels de la province. 

« L’horaire d’Hugo a changé toutes les semaines selon la situation. La nouvelle réalité ne lui permettait pas de profiter des meilleures opportunités. Sur les circuits satellites, la compétition était beaucoup plus forte qu’à l’habitude. Elle a aidé le développement, mais elle n’a pu égaler le circuit canadien. On ne peut pas remplacer un circuit élite. »

Langevin ne se fait pas d’idées quant à une éventuelle lumière au bout du tunnel dans l’univers golfique. En attente d’un retour à la « normale », il croit que les athlètes devront encore s’adapter en 2021. 

« Ce ne sera plus jamais pareil. L’adaptation et la résilience font maintenant partie du vocabulaire et du mode de vie de nos golfeurs », a-t-il affirmé. 

Les circuits satellites du PGA Tour calqueront le modèle sanitaire du grand cirque afin d’opérer en 2021.

C’est un retour très attendu à la compétition pour cheminer vers l’étape suivante. 

Invitation à jouer de Koepka

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Photo d'archives, AFP

La scène se déroule dans le champ d’exercice du très réputé club The Floridian, à Palm City, en pleine pandémie en mai. Hugo Bernard s’entraîne aux côtés de quelques professionnels, dont son modèle Brooks Koepka. Après un moment, le pro aux quatre titres majeurs en poche envoie une invitation qui résonne encore dans la tête du Québécois : « Boys, let’s go play ! »

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Le mont Rushmore et du courage

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Photo courtoisie

Depuis mars, Joey Savoie a vécu des expériences inoubliables en raison de la pandémie. À bord de son VUS 2005, il a grugé des dizaines de milliers de kilomètres à courir les tournois dans l’Ouest américain. Ses trajets l’ont même poussé à visiter des endroits reculés de l’Amérique.

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Grands chantiers

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Photo courtoisie, Charles Laberge

Brigitte Thibault et Étienne Brault ont profité de la pandémie et du nombre restreint de tournois pour procéder à d’importants changements dans leur jeu.

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Le programme élite en sécurité

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Photo d'archives, AFP

À l’inverse de plusieurs fédérations sportives au pays, Golf Canada n’a pas sabré son programme de développement en 2020. La diversification de ses revenus des dernières années lui a permis de garder le cap.

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Le circuit canadien de retour l’été prochain

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Photo d'archives

Le mois de juin est encore loin et nombreux sont les obstacles à surmonter d’ici là. N’empêche, le circuit canadien Mackenzie opéré par le PGA Tour vise un retour au jeu dès l’été prochain, a appris Le Journal. Un objectif positif qui valorisera les golfeurs professionnels québécois.

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