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Davie met la pression pour un brise-glace

Le fédéral tarde à attribuer le contrat du Diefenbaker

NGCC Louis S. St-Laurent
Capture d’écran, vidéo Garde côtière canadienne Le brise-glace NGCC Louis S. St-Laurent.

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Chantier Davie veut mobiliser les Québécois et le gouvernement du Québec pour mettre de la pression sur le gouvernement fédéral afin d’obtenir le contrat de la construction du gros brise-glace canadien.

Depuis mars dernier, les chantiers navals canadiens Davie (Lévis) et Seaspan (Vancouver) mènent un bras de fer afin d’obtenir le contrat lié à la construction du brise-glace de classe polaire NGCC John G. Diefenbaker pour la Garde côtière canadienne.    

Il était initialement prévu qu’il remplace dès 2017 le brise-glace Louis S. St-Laurent qui navigue depuis 1969. Mais le dossier traîne. Le gouvernement fédéral avait demandé aux deux chantiers navals canadiens de plaider leur cause.

L’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada a mis en ligne dimanche une vidéo intitulée «Où en est-on avec le brise-glace polaire du Canada?». La vidéo vise à faire prendre conscience aux Québécois de l’importance du projet. 

Un extrait de la vidéo de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada.
Capture d'écran AFCDC
Un extrait de la vidéo de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada.

«Le Québec aura besoin de projets majeurs pour relancer l’économie comme partout ailleurs. Mais celui-là, il faut se lever ensemble et dire, amenez-le nous au Québec. Ce n’est pas un projet pour Lévis, mais pour au moins 12 régions de la province qui seront impliquées», a déclaré Pierre Drapeau, le porte-parole de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie.  

Selon lui, 1500 emplois et près d’un milliard de dollars de retombées sont liés au contrat.

Un non-sens 

Pour l’association, «il ne fait aucun sens» que le chantier naval de Vancouver puisse construire le navire alors que le contrat leur a d’abord été retiré en août 2019 par Ottawa.

«Pendant les huit dernières années du contrat de Seaspan, le navire n’a jamais été construit. C’est pour ça qu’il y a un an, au terme du premier exercice de planification du design technique, le gouvernement leur a dit que c’était terminé. Il n’y avait rien de commencé. Une feuille de métal [...] n’avait même pas été coupée», prétend M. Drapeau.

Il ajoute que Seaspan ne peut remplir un tel mandat en raison de la surcharge de son carnet de commandes.

Selon lui, Davie pourrait commencer les appels d’offres dès la semaine prochaine si le gouvernement les choisissait.  

«Nous avons la capacité de production, la disponibilité, l’infrastructure [...] Tout est là», a-t-il indiqué.  

Le gouvernement canadien n’a toujours pas statué concernant le moment exact où il rendra sa décision.

Le 28 février dernier, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Bernadette Jordan, avait mentionné que l’évaluation était réalisée «afin de s’assurer que le brise-glace polaire [soit] construit de la manière la plus efficace possible pour continuer à offrir ces services essentiels dans l’Arctique.»