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Des tests de qualité de l’air dans 10% des écoles publiques du Québec

Le ministère de l’Éducation réduit ses exigences à la baisse

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Des tests de qualité de l’air seront réalisés dans environ 10% des écoles publiques québécoises d’ici le 16 décembre, soit dans au moins 288 établissements, un chiffre révisé à la baisse par le ministère de l’Éducation au cours des derniers jours.

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Le 27 novembre, le ministère de l’Éducation a fait parvenir au réseau scolaire des directives concernant les tests de qualité de l’air qui doivent être réalisés dans les écoles entre le 1er décembre et le 16 décembre.  

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Les centres de services scolaires devaient «procéder par échantillonnage en ciblant les bâtiments représentatifs de leur parc immobilier», en se basant sur plusieurs critères : type de ventilation, année de construction, localisation, etc. 

Résultat : selon la méthodologie, le nombre d’écoles variait alors d’un centre de services à l’autre.  

Dans la région de Québec, le centre de services scolaires des Navigateurs avait prévu réaliser des tests dans 18 établissements, alors qu’à celui de Montréal, 15 écoles avaient été ciblées. 

4 écoles par centre

Or le ministère de l’Éducation a revu ses directives pour demander à chaque centre de services de cibler plutôt quatre écoles, ont indiqué au Journal plusieurs centres de services scolaires vendredi. 

«Le ministère a accepté de réduire le nombre d’écoles à tester avant le 16 décembre conditionnellement à ce que l’échantillonnage soit représentatif en tenant compte des différents types de ventilations utilisés dans nos écoles», a indiqué Valérie Biron, directrice des communications du centre de services de la Pointe-de-l’Île. 

Dans chaque école, des tests doivent être réalisés dans quatre classes, une consigne qui demeure inchangé depuis le début du processus. 

Au ministère de l’Éducation, on s’est contenté d’indiqué vendredi en début de soirée que les attentes avait été «précisées» considérant «la volonté d’obtenir rapidement un portrait national» avant la fin de l’année. 

Un centre de services, celui de la Capitale, a toutefois indiqué au Journal vendredi que des tests allaient tout de même être réalisés dans 12 écoles, plutôt que 4, comme ce qui était prévu initialement. 

Trois mesures

Selon les documents transmis au réseau scolaire, dont Le Journal a obtenu copie, les taux de dioxyde de carbone, d’humidité et la température doivent être mesurés avant le début des cours, pendant la période de cours et 20 minutes après l’ouverture des fenêtres. 

Des données concernant la superficie du local, le nombre d’occupants et le nombre de fenêtres seront notamment recueillies. 

Michel Camus, épidémiologiste de l’environnement membre du collectif COVID-STOP, considère que la réalisation de tests dans environ 10% des écoles publiques québécoises devrait permettre de donner un portrait assez juste de la situation si l’échantillon est bel et bien représentatif. 

Il est toutefois préoccupé par le fait qu’aucune mesure ne sera pris à la toute fin d’une période ou encore après deux périodes sans ouverture de fenêtre. «Les tests ne tiendront pas compte de la situation du pire», laisse-t-il tomber. 

Le collectif COVID-STOP a réalisé récemment des tests de qualité de l’air dans près de 25 classes, grâce à la collaboration d’une douzaine d’enseignants.   

Ceux-ci n’avaient pas l’habitude d’ouvrir les fenêtres pendant 20 minutes lors de la récréation, souligne l’épidémiologiste.