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Faire la lumière sur la mort de la petite Rosalie

Une douzaine de témoins seront entendus lors de l’enquête publique qui s’ouvre ce matin

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Deux ans et demi après la triste découverte, dans une poubelle, du corps inanimé de la petite Rosalie Gagnon, la coroner Géhane Kamel va ouvrir, ce lundi, une enquête publique pour faire la lumière sur les causes et circonstances du décès de la fillette. 

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Une longue semaine attend les différents acteurs qui, à tour de rôle, viendront raconter les dernières semaines de l’enfant, mais aussi les heures qui ont suivi la découverte de son petit corps mutilé qui se trouvait au fond d’un bac de poubelle vert à l’arrière d’une résidence située sur l’avenue De Gaulle, à Charlesbourg. 

Nombreux témoins 

En tout, un peu plus d’une douzaine de témoins devraient être entendus et de nombreuses dépositions seront également remises à la coroner.  

L’un des moments forts de l’enquête sera très certainement le témoignage de la mère de l’enfant, Audrey Gagnon, qui, le soir du meurtre, a assené à sa fillette 32 coups de «dague nazie».  

Audrey Gagnon, la mère de Rosalie, prenant la direction du palais de justice de Québec le 19 avril 2018.
Photo d'archives
Audrey Gagnon, la mère de Rosalie, prenant la direction du palais de justice de Québec le 19 avril 2018.

Condamnée à une peine d’emprisonnement à perpétuité après avoir plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré et à une autre d’outrage à un cadavre, Gagnon, qui avait 25 ans lors du drame, ne pourra pas faire de demande de libération conditionnelle avant 14 ans.

C’est de façon virtuelle que la femme sera conduite devant la coroner. 

Des intervenants de la Maison Marie-Rollet, un centre d’hébergement qui vient en aide aux femmes en difficulté de laquelle la mère de famille s’était fait expulser quelques jours avant le drame, vont également prendre la parole pour expliquer le contexte entourant l’histoire. 

La directrice générale de la Maison du Cœur pour femmes ainsi qu’une employée de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) seront également entendues.  

Celle qui a mené l’enquête pour le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) sera également présente ainsi que le pathologiste judiciaire qui a effectué l’autopsie sur le corps de la petite fille.  

Couverture bleue 

Rappelons qu’après avoir tué sa fille, Audrey Gagnon s’est dirigée vers le parc de la Terrasse-du-Bon-Air, à Charlesbourg, où, incapable de continuer d’avancer avec la poussette, elle l’a laissée sur place pour continuer d’avancer avec l’enfant dans ses bras.

Après avoir jeté le corps de la petite fille à la poubelle, elle est retournée chez elle.  

Le lendemain matin, la poussette abandonnée et ensanglantée a été découverte et les enquêteurs ont remonté la piste jusqu’à la mère de famille qui les a menés à la dépouille de l’enfant enveloppée dans une couverture bleue.