/sports/golf
Navigation

Le golf en temps de pandémie: «un été de bouette»

Valérie Tanguay
Photo courtoisie Valérie Tanguay

Coup d'oeil sur cet article

En qualifiant son année 2020, Valérie Tanguay n’est pas passée par quatre chemins. Elle a dit tout haut ce que plusieurs ont pensé tout bas : « c’était un été de bouette ! »

• À lire aussi: Le golf en temps de pandémie: retard modéré

• À lire aussi: Le golf en temps de pandémie: une chirurgie dans le mille

• À lire aussi: Une série et une victoire sauvent 2020

Ni plus ni moins, ce message a le mérite d’être clair. La golfeuse professionnelle âgée de 25 ans a demeuré au Québec en cherchant les rares occasions sur les allées. 

Détentrice d’un statut conditionnel sur la liste prioritaire du circuit Symetra, l’antichambre de la LPGA, Tanguay n’a pu s’en prévaloir. Dans sa situation, le jeu de traverser la frontière en temps de pandémie ne valait certainement pas la chandelle. 

Pas la peine

Les nombreuses règles transfrontalières et les procédures sanitaires l’ont découragée. Elle aurait mal investi son argent.

« C’était complexe. Il fallait subir un test ici et observer une quarantaine en arrivant là-bas. Et si par malheur on obtenait un test positif, on devait rester trois semaines en isolement, a expliqué celle qui avait pourtant bien amorcé sa saison avant que tout ne se mette à dérailler en Amérique du Nord.

« J’ai pesé les pour et les contre. Ça ne valait pas la peine avec mon statut », a-t-elle ajouté.

Selon le plan initial, elle devait participer au processus de qualification de la LPGA cet automne. Encore là, la pandémie a changé la donne et le circuit a annulé le Q-School. Tanguay ne perd toutefois pas ses acquis en prévision de la prochaine saison. 

« Définitivement, 2020 a nui à mon développement, car je n’ai participé à aucun tournoi sur le Symetra. Sans étapes de qualification, c’est comme si j’avais fait une pause. Je ne peux rien y faire. C’est une année franchement désagréable. » 

Note positive 

Sur un ton plus serein, Tanguay a néanmoins signalé qu’elle a réussi à prendre le temps de régler certains détails clochant dans son jeu. Ce qu’elle n’avait quasi jamais le temps de faire sur la route, conduisant de ville en ville pour disputer les tournois hebdomadaires. 

« Je devais consolider mon jeu. J’ai pu jouer avec les gars sur le circuit québécois. J’ai appris plusieurs aspects. J’ai vu qu’ils n’ont pas peur d’attaquer les fanions. 

« Je suis aussi plus forte. Comme m’a dit un instructeur qui m’a aidée à gérer mon jeu sur le parcours, je dois être une machine de guerre. Je pourrais évaluer ces apprentissages lors de la prochaine saison. Je crois qu’à long terme, ce sera bénéfique. »