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Le petit corps portait des blessures multiples

L’enquête publique sur le décès de Rosalie Gagnon, 2 ans, a commencé lundi

Rosalie Gagnon Courtoisie SPVQ
Photo archives SPVQ La victime Rosalie Gagnon, 2 ans.

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Lorsque le corps de Rosalie Gagnon, 2 ans, a été envoyé au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, son visage était tuméfié, elle portait des marques de strangulation, 32 plaies ont été dénombrées et tous les coups reçus l’ont été alors que la petite était vivante.

C’est ce qu’il a été possible d’apprendre, lundi, alors que s’ouvrait l’enquête publique de la coroner Géhane Kamel qui devra faire la lumière sur les causes et les circonstances du décès de l’enfant dont le corps inanimé avait été retrouvé dans une poubelle, en avril 2018, à Charlesbourg. 

Dans le cadre de l’enquête publique sur la mort de la petite Rosalie Gagnon, plusieurs objets appartenant à l’enfant et qui étaient souillés de sang ont été présentés à la coroner, dont sa peluche en forme de chien.
Photo courtoisie SPVQ
Dans le cadre de l’enquête publique sur la mort de la petite Rosalie Gagnon, plusieurs objets appartenant à l’enfant et qui étaient souillés de sang ont été présentés à la coroner, dont sa peluche en forme de chien.

« 32 plaies ont été retrouvées se distribuant comme suit : 5 plaies à la tête, 26 plaies dans le dos et une plaie au pouce gauche », a mentionné Yann Dazé, pathologiste judiciaire au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal, lorsqu’interrogé par Me Dave Kimpton, procureur aux enquêtes publiques.

Blessure mortelle

Sur l’ensemble des plaies à la tête, infligées à l’aide d’une dague nazie, une seule a entraîné des blessures mortelles selon le pathologiste, soit celle qui a pénétré le crâne de l’enfant et qui a coupé son tronc cérébral. 

C’est également la première fois qu’une photo de l’arme du crime, une dague nazie, a été montrée.
Photo courtoisie SPVQ
C’est également la première fois qu’une photo de l’arme du crime, une dague nazie, a été montrée.

De plus, il a souligné que deux coups ont transpercé complètement le corps de la gamine et que des contusions ont aussi été retrouvées sur le côté droit du visage de la petite. 

« Est-ce qu’on peut affirmer que l’enfant a été frappée ? », a alors questionné la coroner. 

« Oui, ces blessures ne sont pas mortelles, mais il est possible qu’elles aient entraîné une altération de l’état de conscience », a-t-il mentionné en ajoutant qu’à la lumière de l’autopsie, il ne pouvait pas non plus écarter l’hypothèse qu’une strangulation manuelle soit à l’origine de certaines plaies retrouvées. 

En mars 2020, lorsqu’Audrey Gagnon, 25 ans, a plaidé coupable aux accusations de meurtre au deuxième degré et d’outrage à un cadavre portées contre elle, aucune photo n’avait été présentée au juge Carl Thibault.

Tristes photos

Toutefois, lundi, Sylvain Dumont, technicien en identité judiciaire au service de police de la ville de Québec, a témoigné, et si aucune photo du petit corps mutilé n’a été présentée, plusieurs objets appartenant à l’enfant et qui étaient souillés de sang pouvaient faire comprendre le calvaire de la petite. 

Les chaussons roses de la fillette, ses vêtements, ses couvertures et sa peluche en forme de chien ont ainsi été rendus publics.

C’est également la première fois que l’image de l’arme du crime a été montrée.

Rappelons que dans le cadre de son enquête, qui doit s’étendre sur une semaine, la coroner devra, entre autres, identifier les facteurs contributifs et formuler, au besoin, des recommandations pour qu’un tel drame ne se produise plus jamais.