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Les grandes marées d’il y a dix ans: un «électrochoc» dans l’Est-du-Québec

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Il y a dix ans, les grandes marées ont transformé à jamais la vie de nombreux riverains dans l'Est-du-Québec. Elles représentent aujourd’hui un tournant dans la prise de conscience des changements climatiques et des impacts qu'ils peuvent avoir chez nous.

Ces évènements ont aussi servi d'électrochoc pour des organisations gouvernementales, incluant pour la sécurité civile qui a modifié plusieurs de ses protocoles.

Le bureau régional de la sécurité civile desservait, à l'époque, tout le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. Maintenant, chaque région a son propre bureau coordonnateur.

«Ça a été un électrochoc», a déclaré le directeur de la sécurité civile du Bas-Saint-Laurent, Hugo Martin.

Depuis, le service gouvernemental multiplie les efforts de prévention, notamment avec un employé dédié à la prévention. De plus, le travail travaille en collaboration avec l'Université du Québec à Rimouski au sujet des études sur la submersion côtière.

«L’acquisition de connaissances nous permet de faire des meilleurs projets de prévention, on est capable de mieux définir l’aléa de la submersion», a expliqué Hugo Martin.

Les grandes marées ont endommagé pas moins de 18 kilomètres de route dans la région. Le ministère des Transports a dû faire des réparations de l'ordre de 31 millions $.

En plus des orientations provinciales, le ministère des Transports a aussi développé une cellule régionale pour être mieux préparé face à l'érosion.

«On a un module qui a été mis en place, on a vraiment une équipe de travail qui est complètement dédié à la résilience du réseau face aux aléas naturels», a expliqué Sophie Gaudreault, conseillère en communications pour le Ministère des Transports au Bas-Saint-Laurent.

Par ailleurs, les avis d'onde de tempête d’Environnement Canada sont maintenant beaucoup plus largement diffusés et relayés par les médias dans le but d’aviser les résidents des risques de débordement côtier.