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Des écoles privées se dotent de purificateurs d’air

Des établissements ont décidé de ne pas attendre les conclusions du comité d’experts

GEN - PURIFICATEURS D'AIR DANS LA CLASSES
Photo Martin Alarie Le Collège Jean-Eudes, à Montréal, a procédé lundi à l’installation de 36 purificateurs d'air fabriqués au Québec dans autant de classes.

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Plusieurs écoles privées ont décidé de prendre les devants en faisant l’acquisition de purificateurs d’air pour leurs classes à l’approche de la saison hivernale.

C’est le cas notamment du Collège Jean-Eudes à Montréal, qui a procédé lundi à l’installation de 36 appareils dans autant de classes. 

«On voulait tout mettre en place pour protéger notre population scolaire et nos membres du personnel», affirme son directeur, Dominic Blanchette. 

Avec l’arrivée de l’hiver, l’ouverture des fenêtres présentait «certaines limites», ajoute-t-il. Le coût de chaque appareil, entièrement conçu et fabriqué au Québec, est d’environ 1000$, indique M. Blanchette. 

À la Fédération des établissements d’enseignement privés, on précise que plusieurs écoles s’étaient déjà dotées de tels appareils avant la rentrée, alors que d’autres en ont fait l’acquisition au cours des dernières semaines. 

GEN - PURIFICATEURS D'AIR DANS LA CLASSES
Photo Martin Alarie

«Il y a un bon nombre qui en achète», affirme son président, David Bowles, qui ne détient toutefois pas de chiffres précis à ce sujet. 

Le Journal en a recensé une dizaine, grâce notamment à des informations d’abord diffusées sur le site internet covidecolesquebec.org

M. Bowles, qui est directeur du Collège Charles-Lemoyne, situé sur la Rive-Sud de Montréal, a lui-même décidé d’acheter une douzaine d’appareils pour assurer une bonne qualité de l’air dans les locaux où il n’y avait pas de ventilation mécanique. 

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«On n’a pas pris de chances, on l’a fait de façon préventive pour rassurer des membres du personnel, des parents et des élèves», affirme-t-il. 

De son côté, l’école Buissonnière située à Outremont organise le 11 décembre un vélothon pour financer l’achat et l’entretien de purificateurs d’air pour toutes ses classes au coût de 115 000$.  

Deux commissions scolaires anglophones ont aussi annoncé récemment l’achat d’appareils: 800 dans les écoles d’English-Montréal et 420 pour les établissements de Lester-B.-Pearson. 

Recommandations à venir

Le risque de transmission de la COVID-19 par aérosols (des particules microscopiques en suspension dans l’air) a été officiellement reconnu au début novembre par l’Agence de santé publique du Canada. 

De son côté, le gouvernement Legault a mis sur pied un comité d’experts pour se pencher sur le rôle des aérosols et de la ventilation dans la propagation de la COVID-19 dans les écoles. 

Des recommandations seront formulées notamment à la lumière des résultats de tests de qualité de l’air qui sont effectués présentement dans près de 300 écoles publiques. 

Michel Camus, épidémiologiste de l’environnement et membre du collectif COVID-STOP, se réjouit que des écoles n’aient pas attendu les recommandations gouvernementales pour aller de l’avant. 

Tout indique que l’installation de ces appareils contribuera à diminuer les risques de propagation, affirme-t-il. 

Selon un rapport du ministère de l’Éducation dévoilé à la fin novembre, plus de la moitié des écoles du Québec ne sont pas dotées d’un système de ventilation mécanique. L’ouverture des fenêtres à certains moments pendant la journée est alors recommandée pour assurer une meilleure qualité de l’air. 

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