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Les opposants à GNL Québec se font entendre à l'Assemblée nationale

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Une dizaine d’opposants au projet de GNL Québec militants se sont présentés mardi devant le Parlement de Québec pour demander l'abandon du projet ainsi que déposer une pétition signée par plus de 110 000 personnes.

Selon eux, il s'agirait de la seconde plus importante pétition en matière d'environnement qui ait été signée au Québec, derrière celle du dossier des gaz de schiste, dans la vallée du Saint-Laurent.

«[Ce sont] différentes actions comme celle-ci qui font qu'on parle du projet. C'est complémentaire au BAPE qui on se rappelle, a eu 80 % de présentation qui était contre le projet», a fait savoir le porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert-Barthez.

Pour rappel, ce projet prévoit la construction d’un gazoduc de 750 km qui, depuis l’Ontario, transporterait du gaz naturel provenant de l’Ouest canadien jusqu’à une usine de liquéfaction au Saguenay. Le gaz naturel liquéfié serait ensuite transporté par bateau vers l’étranger.

«[Le premier ministre] nous l'a répété plusieurs fois, que si le projet n'avait pas l'acceptabilité sociale, qu'il ne le soutiendrait pas. Je ne sais pas ce que ça lui prend de plus, mais je lui demande de renoncer au projet de GNL Québec», a souligné la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé.

Après avoir été questionné à l'Assemblée nationale, le premier ministre François Legault a répondu qu'aucun argent public ne serait injecté dans le projet de GNL Québec.

Par ailleurs, les représentants de GNL Québec ont refusé de commenter cette autre manifestation, mais ont tenu à dire ceci par écrit: «[...], GNL Québec s'est fait un devoir de rester en retrait et de laisser les citoyens exprimer leurs questions [...]. Il est dommage que certains militants anti-gaz ne fassent pas montre du même respect envers les institutions».

Contre ce projet, le député péquiste Sylvain Gaudreault a déposé une motion devant l'Assemblée nationale. Il croit que pour être cohérent avec l'Accord de Paris, le gouvernement doit renoncer au projet. «L'Assemblée nationale, il y a 5 ans, a donné son appui à l'Accord de Paris qui vise à réduire le réchauffement climatique d'ici 2100», a-t-il rappelé.

La pétition continue d'accumuler les signatures même si elle a été présentée mardi. Les opposants se préparent pour d'autres processus de consultation au niveau fédéral.