/misc
Navigation

Les étudiants sont-ils en péril?

Coup d'oeil sur cet article

Les étudiants des cégeps et universités qui, en zone rouge, ne peuvent plus fréquenter leur institution d’enseignement sont en télé-études depuis plusieurs mois.

Ces jeunes comprennent l’importance de l’effort collectif, mais l’isolement a atteint une certaine limite. Ne soyons pas dupes, les signaux de difficulté, de dépression, d’anxiété se font de plus en plus entendre. 

Impacts sur le succès académique

Apprendre derrière un écran n’est pas donné à tous, l’enseignement en ligne est un défi. Rester concentré pour des séminaires de deux, trois heures qui se succèdent jour après jour n’est pas une situation favorisant l’acquisition optimale des connaissances. Ce ne sont pas tous les professeurs qui ont un talent naturel pour la joute oratoire virtuelle non plus.

Les derniers chiffres quotidiens qui rapportent 1500, 2000 cas de COVID-19 par jour laissent à penser que les études à distance se poursuivront quelques mois.

Avec ce constat, on verra certainement des impacts négatifs sur les résultats académiques. C’est préoccupant. 

Opter pour la notation : succès ou échec

Plusieurs universités ont choisi au printemps d’offrir une notation basée sur le succès ou l’échec, plutôt que des résultats quantitatifs. Cela s’applique depuis des lustres pour les étudiants qui poursuivent des sessions d’études à l’étranger, ayant pour effet bénéfique de minimiser les impacts sur la moyenne.

Voilà une solution urgente à mettre en place dans toutes les universités et cégeps du Québec afin de minimiser les impacts et s’adapter à la situation impliquant le télé-études.

Puisque cette situation pèse lourd pour plusieurs de nos jeunes, le premier ministre et sa ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, auraient intérêt à s’adresser directement aux jeunes étudiants québécois, ne serait-ce que pour les remercier de leur effort.

Le duo pourrait s’engager à prioriser un retour en classe progressif dès que la situation se stabilise. Un jour par semaine pour les cégépiens et universitaires, en concordance avec la Santé publique, serait un pas en avant, surtout pour ceux de première année.