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COVID-19: les restaurateurs demandent des excuses du gouvernement

Obligés de fermer alors que l’épidémiologie ne le justifiait pas

François Petit, du Portofino, estime que les restaurateurs méritent des excuses du gouvernement du Québec.
Photo Diane Tremblay François Petit, du Portofino, estime que les restaurateurs méritent des excuses du gouvernement du Québec.

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Le passage du Dr Arruda en commission parlementaire mercredi a choqué le milieu de la restauration qui demande des excuses du gouvernement du Québec.

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« Le gouvernement devrait commencer par s’excuser auprès des restaurateurs qui ont été obligés de fermer sans vraiment avoir pris le temps de réfléchir et en pensant que nous n’étions pas capables de gérer nos commerces », a affirmé François Petit, copropriétaire des restaurants Portofino. 

« C’est comme si on laissait mourir quelqu’un à côté de nous. Les commerces sont en train de mourir les uns après les autres et on se demande quand sera notre tour », a-t-il ajouté.  

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'Association Restauration Québec (ARQ), sur QUB radio:    

Frustration

L’établissement du Vieux-Québec enregistre habituellement à ce temps-ci de l’année un chiffre d’affaires de 12 000 $ à 15 000 $ par jour. 

Contrairement à la succursale de Sainte-Foy, le Portofino du Vieux-Québec n’offre pas la formule de commandes à emporter. 

Les activités sont donc suspendues. 

Neuf mois après le début de la pandémie, le restaurateur n’a toujours pas reçu un cent d’aide du gouvernement provincial. 

« C’est tellement compliqué. Le fédéral nous a aidés. Le provincial nous a fermés et il ne nous a pas aidés », déplore M. Petit.

Déçu du gouvernement

Yanick Parent, copropriétaire de plusieurs restaurants à Québec, dont La Bûche, se dit « déçu » du gouvernement.

« Dans le fond, il n’avait aucune étude, aucune preuve qu’on était un problème. [...] Pourquoi nous avoir fermés et nous avoir fait aussi mal ? Les dommages collatéraux sont énormes. C’est ça que le gouvernement n’a pas mesuré », a dit M. Parent.

« Ce n’est pas juste une question financière. Ceux qui passent à travers la crise vont se refaire, mais c’est le côté humain. J’ai perdu beaucoup d’employés qui sont rendus à la Société des alcools du Québec, qui font du ménage dans des CHSLD, qui prennent un cours de chauffeur, qui retournent dans la construction. Je perds des gens qui étaient passionnés de la restauration », a confié M. Parent.

Marie-Ève Lacroix, propriétaire du Casse-Crêpe Breton, est un peu plus indulgente.

Marie-Ève Lacroix a fait l'acquisition du Casse-crêpe Breton à Québec, fondé il y a 37 ans, tout juste avant le début du confinement au printemps dernier. Malgré les temps difficiles pour le milieu de la restauration, elle garde confiance en l'avenir. En devenant propriétaire de son restaurant, elle réalisait un rêve.
Photo Diane Tremblay
Marie-Ève Lacroix a fait l'acquisition du Casse-crêpe Breton à Québec, fondé il y a 37 ans, tout juste avant le début du confinement au printemps dernier. Malgré les temps difficiles pour le milieu de la restauration, elle garde confiance en l'avenir. En devenant propriétaire de son restaurant, elle réalisait un rêve.

« Tout le monde essaie de faire son possible là-dedans. [...] C’est une situation jamais vue pour personne. Autant pour le premier ministre que pour nous », dit-elle en terminant.

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