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Solutions attendues après la mort de Rosalie

Des recommandations ont été émises à la coroner

Audrey Gagnon à la centrale de police du Parc Victoria de Québec, en avril 2018.
Photo d'archives Stevens Leblanc Audrey Gagnon à la centrale de police du Parc Victoria de Québec, en avril 2018.

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Rien ne ramènera à la vie la petite Rosalie Gagnon, tuée par sa mère en avril 2018, mais la coroner espère pouvoir amener des pistes de solutions pour qu’un drame comme celui-là ne se reproduise jamais.  

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Au dernier jour de l’enquête publique sur le décès de la fillette de deux ans, vendredi, chacune des parties a émis des recommandations à la coroner Me Géhane Kamel.

Par l’intermédiaire de son avocat, Me Marco Robert, Audrey Gagnon a dit souhaiter que plus jamais une femme ne soit mise à la porte d’une maison d’hébergement avec son enfant sans que les intervenants du milieu aient pu s’assurer qu’une autre ressource allait être en mesure de les recevoir. 

Elle aimerait également que les informations voyagent plus facilement entre les différents organismes qui doivent servir de filet de protection. 

«Elle a aussi précisé que, pour elle, il était inconcevable de laisser une mère et son enfant partir d’une ressource à 22 h le soir», a ajouté Me Robert. 

De son côté, la nouvelle directrice générale de la Maison Marie-Rollet a rappelé que «la situation d’Audrey Gagnon était une situation d’exception». 

Si elle ne désire pas que des recommandations visant à mettre en place des mesures de contrôle en maison d’hébergement soient émises, elle voudrait que la Maison Marie-Rollet collabore avec la DPJ «dans le respect de leur mission respective».

Mieux définir les responsabilités

Le directeur à la direction de la protection de la jeunesse (DPJ), région de Québec, a quant à lui souligné l’importance de mieux définir les rôles et responsabilités de chacun et mentionné que pour faire son travail correctement, la DPJ devait recevoir un signalement.

Il a demandé à la coroner d’émettre une recommandation en ce sens. 

«Il s’agit d’une responsabilité personnelle et individuelle lorsqu’on a un doute. Ça ne doit pas être une décision d’équipe ni une décision qui découle d’une décision de direction, mais c’est l’affaire de chacun», a dit Patrick Corriveau. 

«Le décès d’un enfant n’est jamais une chose facile, mais, cette semaine, nous avons fait des efforts qui convergent tous vers le même but, et mes recommandations iront très certainement en ce sens», a pour sa part mentionné Me Kamel avant de clore l’enquête publique.

Ce qui a changé depuis le décès de la petite Rosalie  

  • Une marche à suivre lorsqu’un enfant manque à l’appel a été instituée au sein de la DPJ, ce qui n’existait pas avant. 
  • Une seule intervenante est désormais impliquée dans le dossier d’un enfant (contrairement à deux lors du décès de Rosalie) afin de s’assurer que la personne-ressource possède toute l’information pertinente. 
  • Depuis le décès de Rosalie, plus de 2200 intervenants et employés qui œuvrent au sein du réseau de la santé et des services sociaux ont été formés sur l’obligation de signaler à la DPJ.