/news/green
Navigation

Les étudiants accentueront la pression contre le projet GNL-Saguenay

Coup d'oeil sur cet article

Les associations étudiantes regroupées dans la coalition Arrêtons GNL! comptent entamer une autre phase dans leur opposition à la construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay. 

Ces associations représentant plus de 250 000 étudiants collégiaux et universitaires du Québec rencontreront des députés de plusieurs régions de la province afin d’accentuer la pression sur l'Assemblée nationale et le gouvernement de François Legault.

«On veut montrer que c'est un enjeu national, qui touche la jeunesse de toute la province. On appelle à une mobilisation importante afin de montrer notre opposition à un projet qui appartient au passé», a déclaré Noémie Veilleux, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), par communiqué.

Des représentants de la coalition Arrêtons GNL! ont déjà rencontré, mercredi dernier, le cabinet du ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Benoît Charrette, pour que l’élu rejette officiellement le projet d’exportation de gaz liquéfié depuis le Saguenay.

«En ne s'opposant pas à un tel projet néfaste pour la crise climatique et l'environnement, il annule complètement les avancées que permettrait le Plan pour une économie verte, ce qui est à la fois contre-productif et incohérent», a affirmé Simon Guiroy, coordonnateur et porte-parole de la coalition.

Les étudiants opposés à GNL ont fait valoir que la très grande majorité des mémoires récemment déposés au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) étaient contre ce projet.

«Le plus grand nombre de mémoires que le BAPE ait jamais reçu, ce n'est pas rien. La mobilisation entourant ce projet démontre bien que la jeunesse est opposée au développement, au Québec, d'un projet qui dépend des énergies fossiles», a précisé Jade Marcil, présidente de l'Union étudiante du Québec (UEQ).

Cette initiative d’exportation de gaz consiste en la construction d’un gazoduc transportant du gaz de l’Ouest qui traverserait l’Abitibi (le projet Gazoduq) jusqu’à l’usine de liquéfaction du gaz à Saguenay (projet GNL). Le gaz liquéfié serait ainsi envoyé par des bateaux qui passeraient par le Saguenay et le fleuve Saint-Laurent.